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9 janvier 2010

Mmmh...? Ah ouais...

Le comité olympique chinois remporte le Prix Georges W. Bush du plus mauvais menteur pour l'année 2009. Yé, hourra.

Ce sera le dernier récipiendaire jusqu'à nouvel ordre parce que, hein, 6 votes sur 5000 visiteurs, ça intéresse personne s'pas? Fait que, c'est ça.

6 janvier 2009

Bush à Bush

L'année dernière, j'avais accusé les anti-américains de venir paqueter le vote dans mes sondages en votant à répétition pour Bush. Maintenant que je l'ai retiré de la compétition, il semble bien que mes soupçons se confirment alors que le nombre de votes n'a jamais été aussi bas: 8 votes. Huit osties de malheureux votes. Je vous hais, tous.

Neuf en comptant le mien; puisqu'il y a égalité en tête, je dois départager et octroyer mon vote à Jean Charest, qui devient donc le tout premier récipiendaire du prix Georges W. Bush, à l'indifférence générale.

Trois candidats seulement cette année: vu que vous vous êtes pas forcés le cul trop trop, je vois pas pourquoi je le ferais:

Ken Epp: Le député présente un projet de loi qui donnerait une identité juridique au foetus; il affirme sans rire que son projet de loi «ne remets pas en question l'avortement». Voyons si j'ai bien compris: le foetus est maintenant considéré comme une personne; l'avortement consiste à tuer un foetus; l'avortement demeurerait légal; donc, il serait dorénavant légal de tuer des personnes. Ah mais voyons, c'est frappé au coin du bon sens. Inutile de dire que personne n'a été dupe, ni les mouvements pro-choix qui se sont ligués pour dénoncer le bill, ni les mouvements pro-vie qui se sont ligués pour l'appuyer. Nice try mon Ken.

Dana Perino: Le sous-secretaire d'état américain William Burns rencontre le négociateur nucléaire en chef de l'Iran Saeed Jalili afin de négocier un double-gel nucléaire. Ils s'assoient à une table de négociations et se mettent à négocier, en présence d'autres négociateurs. La secrétaire de presse Perino affirme quand même "c'est une nouvelle tactique: ce n'est pas une négociation." Bien sûr, les États-Unis ne négocient pas avec les terroristes; ils s'assoient avec des négociateurs à des tables de négociations, mais ils ne négocient pas. Je pense que le mensonge le plus flagrant ici est perpétré par Bush qui tente de remporter son trophée en se sevant de sa secrétaire de presse comme prête-nom.

Les chinois: ou plus exactement leur comité olympique. Feux d'artifices générés par ordinateur, lip-sync, défilés d'enfants en costumes censés représenter les différentes ethnies de la Chine mais qui provenaient tous de la même région... pensaient-ils vraiment que personne ne s'en rendrait compte?

6 janvier 2008

Exit Pinocchio

C'est sans surprise et sans suspense aucun que Bush remporte le Prix Pinocchio 2006, son troisième d'affilée avec sa majorité la plus écrasante: 30 votes sur un total de 36, soit 86%. Notre lauréat ne semble pas avoir l'intention de s'asseoir sur ses lauriers et a mis les bouchées doubles en 2007: «Je n'étais pas au courant», (en parlant d'un rapport des services de renseignements disant que le programme nucléaire iranien ne représentait aucune menace); «si je m'oppose à l'assurance-santé pour les enfants, c'est que je crois en l'individu» (particulièrement les individus dans les compagnies d'assurances). Et l'année 2008 n'a pas encore une semaine de terminée qu'il commence déjà à prendre une option sur celle-ci en déclarant que l'économie américaine a une fondation solide alors qu'elle n'a jamais été aussi précaire depuis la fin de la Grande Guerre.

Ah non, ça suffit, c'est même plus drôle; c'est comme regarder Schumacher gagner course après course, il y a même plus d'intérêt; laisse la chance aux autres, W.. On devrait peut-être lui imposer un handicap pour égaliser les chances; je pense que je vais l'obliger à mentir de la main gauche dorénavant.

Vous savez quoi, je vais arrêter ça là; fini le Prix Pinocchio, c'était le dernier. Georges W. Bush se mérite le trophée à titre permanent, et se voit honoré ainsi comme le menteur le plus maladroit, le plus malhabile, en un mot le plus mauvais de l'Histoire. Encore une fois bravo, mr. le président.

Je retire donc le Prix Pinocchio, et pour le remplacer c'est en grande pompe que j'inaugure en primeur, en première et en exclusivité le tout premier Prix Georges W. Bush! Quatre candidats ont été retenus cette année pour ce prix des plus prestigieux:

Jean Charest: À quelques jours des élections, le ministre des Finances Michel Audet dépose un budget qui octroie 250 millions en baisses d'impôts. Jean Charest affirme que «le budget est tout sauf éléctoraliste». Ben oui, ce n'était qu'une coïncidence, la date des élections a été pigée au hasard.

Dick Cheney: «Si les britanniques se retirent, ça montre que la situation en Irak s'améliore». Ben oui mon Dick, si les rats quittent le navire, ça montre que le navire est pas en train de couler. La situation s'améliore tellement que les républicains sont plus que jamais déterminés dans leur intention d'envoyer des troupes supplémentaires.

Rudolph Giuliani: «Je suis probablement un des cinq américains les plus connus». Le plus connu à part peut-être Britney. Et Lindsay. Et Anna-Nicole, Paris, O.J.... et Lance Armstrong. Et Barry Bonds. Et Tom Brady. Et une quarantaine d'autres joueurs de baseball et de football. Et Michael Jackson. Et Janet Jackson. Et Rocky. Et Mickey Mouse, Homer Simpson. Et Jim Carey, même s'il est canadien. Et en fait quelques centaines d'acteurs, de vedettes pop, de personnages de dessins animés... On se prend pas pour de la marde, Mr. G. Je suis sûr en fait que tous mes lecteurs savent qui vous êtes (un indice: non, ce n'est pas un mafiosi.)

Bill Belichik: Le coach des Patriots de la Nlle-Angleterre, qui ont été mis à l'amende par la NFL pour avoir filmé les signaux de l'adversaire lors d'un match contre les Jets de New-York, se justifie ainsi: «On n'essayait pas de tricher: c'était une mauvaise interprétation des règlements.» Ben voyons, le règlement dit qu'il est interdit de filmer les signaux de l'adversaire, mais il l'a interprété comme voulant dire qu'il était permis de filmer les signaux de l'adversaire. L'erreur est légitime.

6 janvier 2007

Le prix Pinocchio 2006

Le deuxième prix Pinocchio revient à Georges W. Bush, avec encore une fois la majorité absolue en obtenant 25 votes sur un total de 42. Toutes nos félicitations monsieur le Président; mais dites-moi, comment faites vous pour dire autant de menteries dans une seule journée? «Je me lève de bonne heure!» Hahaha, quel boute-en-train ce Dubya, on l'applaudit.

42 votes, c'est un progrès par rapport à l'année précédente, mais il y a encore place à l'amélioration. On y va pour la barre du cent votes cette année, un petit effort vous êtes capable!

2006 a été relativement plus tranquille: peut-être que les célébrités se sont donné le mot pour faire attention à la qualité de leur bullshit. Mais en fouillant un peu j'ai pu tout de même réussi à dénicher quatre nominations, dont notre inénarrable Georges qui y va cette année pour le "threepeat". Alors à vos souris, et votez!

Georges W. Bush: Le président annonce le déploiement de plusieurs milliers de soldats de la Garde Nationale le long de la frontière mexico-américaine, mais il tient à rassurer la population en affirmant sans rire «ceci n'est pas une militarisation de la frontière.» Écoutez, monsieur le président, avec tout le respect que je vous dois, quand on envoie des militaires dans une région, c'est ce qu'on appelle une militarisation, s'pas? Remarque, peut-être qu'il ne considère pas la Garde Nationale comme des vrais militaires.

Ted Haggard: Illustre défenseur de la morale chrétienne, grand croisé évangélique des valeurs familiales et fieffé homophobe, le rév. Haggard est contraint d'avouer d'avoir acheté du crystal meth à un prostitué mâle avec lequel il a passé la nuit. Ayant peut-être jugé que le moment était bien choisi pour faire de l'humour, il rajoute «mais j'ai jeté la drogue, et j'ai seulement eu un massage.» Bien voyons mon révérend, seulement un massage, excusez-moi, vous avez quelque chose au coin des lèvres, hem.

Michael Richards: Le comédien américain qui personnifie Kramer dans l'émission Seinfeld se fait surprendre par une caméra cachée en pleine crise de racisme lors d'un numéro de stand-up dans un bar à Los Angeles, où on l'entend crier «nigger» et «motherfuckers» une bonne demi-douzaine de fois, et ce n'était vraiment pas sur le ton de la blague. Appelé à s'excuser à l'émission radio du rév. Jesse Jackson, il s'explique en affirmant «mais je ne suis pas raciste, c'est ça le mystère!» Tiens, je l'ai l'explication mon Mike, c'est les extra-terrestres, ils envoyaient des ondes dans ton cerveau pendant que tu faisais ton monologue.

Wayne Gretzky: Ainsi que toute l'équipe canadienne de hockey qui, quelques jours avant de défendre leur médaille d'or à Turin, se sont donné le mot pour se payer la tête de la nation en affirmant comme un seul homme que l'affaire des paris illégaux auquelle Gretzky était soupçonné d'être mêlé «ne sera pas une distraction», et persistent deux semaines plus tard, après une élimination rapide qui aura vu les canadiens subir deux blanchissages d'affilée dont un contre la Suisse (la Suisse!). Ce devait encore être les extra-terrestres.

6 janvier 2006

Le Pinocchio Aouarde

And we have a wiener! Je consacre officiellement Georges W. Bush Menteur de l'Année 2004: toutes mes félicitations! Il se mérite le tout premier prix Pinocchio en ayant raflé 7 votes sur 12, sur un total d'à peu près 2500 visiteurs. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'à moins de 1%, le taux de participation a pas été fort, faudrait faire mieux cette année, même les élections présidentielles américaines font meilleure figure. Crisse, on paye assez cher, faites ça comme il faut, et ceux qui sont en tabarnak... en fait je suis pas vraiment ouvert à vos commentaires, ça fait que vos gueules.

Cette année encore, je vous présente cinq candidats, y compris le champion en titre Bush qui y a mis le paquet afin de conserver son trophée. Cinq fieffés menteurs qui se sont enfargés dans les fleurs du tapis en voulant trop en faire, et nous ont récolté une belle moisson d'énormités. Voici donc sans plus tarder les nominations au titre de pire menteur pour l'année 2005:

Jean Chrétien: On peut dire que si 2005 a été particulièrement fertile en bullshit, on le doit en grande partie à la commission d'enquête Gomery sur le scandale des commandites. Plus de 200 témoins se sont succédés à la barre, tous plus menteurs les uns que les autres, rivalisant d'effronterie sans vergogne afin de nous livrer une performance qui est passé du loufoque («j'étais accompagné d'une personne qui m'accompagnait») au pathétique (une étrange épidémie d'amnésie collective) au franchement rocambolesque (le stade olympique de Chicoutimi). Mais une tête de pipe se détache du lot: celle de l'ex-premier ministre Jean Chrétien, maître d'oeuvre de tout ce fiasco et fier de l'être; en partie grâce à son vaudeville des balles de golf de distraction massive, mais surtout à son insistance à vouloir nous faire avaler que tout cette mascarade trouve sa justification dans la cause de l'unité canadienne.

Paul Martin: Le Parti Libéral doit présenter et faire approuver son budget aux Communes, et tout indique que les partis d'opposition feront front commun afin de faire tomber le gouvernement minoritaire des libéraux et forcer le déclenchement des élections. Coup de théâtre, la veille de la tenue du vote, Belinda Stronach, un des gros canons du parti conservateur, change de camp et joint les libéraux, leur donnant ainsi le vote qui leur manquait pour obtenir la majorité. Paul Martin, lors de la conférence de presse mise sur pied afin de présenter sa nouvelle recrue, croit bon de commenter que «ça n'a rien à voir avec le vote de demain», soulevant ainsi l'hilarité générale parmi les journalistes présents qui au moment d'écrire ces lignes en riaient encore.

Belinda Stronach: Même affaire que le précédent. Après avoir trahi son parti en échange du ministère des ressources humaines, Stronach justifie son geste en soutenant que son intention était uniquement de défendre la cause de l'unité canadienne (décidément les séparatistes ont le dos large), et ne reflétait en rien une quelconque motivation carriériste. Aux dernières nouvelles, elle continuait de raconter cette sornette à qui veut l'entendre et de rêver au jour où elle rencontrera un électeur qui la croit.

Michael Schumacher: Le Grand Prix des États-Unis à Indianapolis aura été comme on s'en souvient une farce monumentale, avec seulement 6 coureurs sur 22 qui ont accepté de compétitionner suite aux ennuis de Michelin; l'épreuve aura été la plus ennuyante de l'histoire de ce sport. À l'issue de sa "glorieuse" victoire devant les *ahem* Jordan et les *pfouaahaha* Minardi, Schumi se permet de déclarer candidement «La lutte a été tout de même serrée entre moi et Barichello», comme si personne n'était au courant depuis des années de la politique de l'écurie Ferrari qui spécifie noir sur blanc par contrat que Michael Schumacher est le coureur numéro un de l'équipe et que Rubens doit le laisser passer. Deux dépassements dans toute la course, et les deux tellement arrangés avec le gars des vues que c'en était indécent d'évidence, ben oui Schumi, quelle lutte épique, que d'excitation, on était tous sur le bout de notre siège, c'est pas mêlant on aurait dit Arnoux contre Villeneuve en 78.

Georges W. Bush: L'impayable Dubya nous revient cette année pour défendre son titre, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il aura été particulièrement en forme cette année: encore une fois, il se mérite une nomination moins pour une citation en particulier que pour l'ensemble de son oeuvre: «Nous n'utilisons pas la torture»; «Je pense que personne n'aurait pu prévoir que les digues céderaient»; «Tu fais une maudite belle job!» (à Michael Brown, directeur du FEMA, deux jours avant de le sacrer à la porte). L'oncle Georges débite tellement de bullshit que ses détracteurs n'arrivent plus à suivre, et il est en train générer une véritable industrie de la dénonciation. Mais ce qui fait vraiment sa particularité, c'est cette attitude pédante et paternaliste qu'il arbore tout en débitant ses menteries, se donnant l'air d'un professeur qui tente patiemment d'expliquer à ses élèves peu futés ce qu'il perçoit comme des évidences fondamentales, et qui s'évertue à ignorer ceux-ci qui tentent sans succès de lui faire remarquer que, tsé, c'est pas qu'on comprend pas ce que vous dites, m'sieur, c'est juste qu'on croit en pas un ostie de mot!

13 janvier 2005

Woh, Capitaine...

C'est bien connu, les célébrités mentent comme ils respirent. Dans notre société, le mensonge est perçu comme un défaut, mais en réalité tout le monde agit comme si c'était une qualité. La capacité de mentir de façon convaincante est la clé du succès, et c'est ainsi depuis l'aube de la civilisation. C'est particulièrement vrai en politique: en fait, c'est ça qu'on leur demande de faire, mentir, c'est pour ça qu'ils sont payés. Ça nous intéresse pas de savoir la vérité, c'est trop déprimant. Le politicien qui voit le bon citoyen lui réclamer la vérité, lui ça lui fait penser à une bonne femme qui arrive devant son mari et lui demande «trouve-tu que j'ai grossi? Dis-moi la vérité» Haha. "Dis-moi la vérité". Évidemment qu'il va lui dire la vérité, mais cette vérité là ne sera jamais "ben oui, t'es donc ben rendu toutoune".

Mais il y a des fois où trop c'est trop, ils prennent vraiment le monde pour des valises. Quelquefois, les notables essayent de nous faire avaler des couleuvres tellement grosses, c'est rendu des anacondas: ils ont même pas encore fermé la bouche qu'on sait déjà que c'est de la bullshit. Il ne réussissent même pas à obtenir ne serait-ce qu'un soupçon de bénéfice du doute, et même leurs plus ardents défenseurs vont garder leurs distances. C'est à croire qu'ils nous testaient, qu'ils voulaient voir jusqu'à quel point ils étaient capables d'aller.

Certaines de ces occasions sont passées à l'histoire: qu'on se rappelle seulement le «I'm not a crook» de Richard Nixon après le Watergate. Ou plus récemment l'impayable Colin Powell et ses désormais célèbres bandes dessinées de destruction massive: cette conférence de presse lui aura valu le titre de menteur pour l'année 2003, et ce avec un vote unanime ou presque.

Qui a été le menteur de l'année en 2004? À qui devrait-on remettre le prix Pinocchio s'il existait? J'ai retenu cinq candidats:

Le sein de la terreur: Je pense que vous avez tous entendu parler de l'affaire Janet Jackson au Super Bowl. Quelques heures après son "exploit", Jackson fait une allocution dans laquelle elle affirme que c'était un accident. Oui elle avait une étoile en paillettes sur le mamelon, mais c'était juste une coïncidence. Autre coïncidence, deux mois plus tard elle lance son premier album depuis sept ans, alors qu'elle occupe encore la une des journaux, tiens tiens comme ça tombe bien. "Incident de garde-robe", mais oui bien sûr.

«Hein? Stér...oïdes?»Un médecin sportif connu avoue avoir prescrit des stéroïdes anabolisants à plusieurs athlètes sous sa charge, dont le voltigeur Barry Bonds des Giants de San Francisco, détenteur du record de circuits en une saison et qui menace le record du légendaire Hank Aaron pour le nombre de circuits en carrière. Interrogé sur le sujet, Bonds affirme qu'il n'était pas au courant que ces substances étaient illégales. Ça c'est comme ceux qui avouent avoir déjà fumé du pot mais qui «n'ont pas inhalé la fumée». Ben voyons je vous le jure monsieur l'agent.

Armes de distraction massives: Dubya, pour sa rhétorique de la "libération" qu'il continue à vouloir nous faire avaler comme la motivation de l'invasion de l'Irak. Pour sa volonté de vouloir faire passer les mensonges au sujet des AMD pour le résultat "d'erreurs d'évaluation". Mais surtout pour toute l'énergie qu'il déploie à minimiser l'importance de ces mensonges et/ou erreurs. Ce qui veut dire en gros que toute son administration est basée sur a)le mensonge pathologique ou b)l'incompétence crasse. Et il faudrait qu'on dise bof c'est pas grave, on fait tous des erreurs, il fera mieux la prochaine fois. Le pire c'est que ça marche; dans son cas la question n'est pas tant de se demander s'il prend les gens pour des cons mais jusqu'à quel point il a raison de le faire.

«Je n'étais pas au courant»: Paul Martin au sujet des malversations dans le dossier du programme des commandites. Lui qui a été ministre des finances durant tout ce temps, et qui a la réputation d'un micro-gestionnaire presque maniaque, il n'était pas au courant. Peut-être que c'est une blague, qu'il voulait faire rire en imitant Bart Simpson («I didn't do it!»). Non, sérieux, va conter ça aux pompiers, ils vont t'arroser.

«Defenders of Freedom»: Les Hell's Angels d'Ontario se lancent dans les relations publiques et se payent une affiche sur le bord d'une autoroute. «Défenseurs de la liberté et de la démocracie». Tiens, ça me rappelle l'histoire de la "run de pinottes". Il y a quinze ou vingt ans avant la guerre des motards, il y aurait peut-être eu des poissons qui auraient avalé ça, mais là on se demande franchement à quoi ils pensaient: il reste tu un canadien qui sait pas encore comment ce monde là gagnent leur vie? Peut-être ce que c'est leur façon d'avoir de l'humour. On peut se demander c'est quoi exactement leur définition de la démocratie, mais je peux vous assurer qu'elle n'inclut pas la liberté de parole, la libre concurrence ou le droit à la dissidence. Et pour ce qui est de la tolérance envers les minorités...

J'imagine que tous les anti-américains primaires vont voter pour Bush. D'ailleurs il suffit de mentionner son nom pour provoquer une réaction. Mais je vais vous avouer, la préférence se porte vers les derniers. Défenseurs de la démocratie. J'en rie encore.

Tiens, je pense que je vais en faire un sondage.
(parodie) Annonces iglou iglou iglou

Quoi, vous en voulez encore?