18 septembre 2012
Les 6 mythes les plus débiles sur le 11 septembre
La première théorie de la conspiration a probablement vu le jour pendant les 34 millièmes de secondes entre le moment où le nez du Boeing du vol 11 a percuté la tour nord et celui où la queue de l'avion l'a rejoint. Tout événement traumatique engendre fatalement tout une panoplie de spéculations et d'interrogations, surtout lorsque la version officielle montre des carences. Si certaines thèses autour des attentats ne péchaient que par l'absence de preuves, d'autres par contre péchaient plus par absence de bon sens peut-être; et d'autres encore étaient carrément tirées par les cheveux.
Et finalement il y a celles qui sont tellement attardées que Roland Emmerich n'oserait même pas faire un film avec:
#6: Les conspirateurs ont averti les médias
Vers 5 heures de l'après-midi ce jour là, la BBC annonce l'effondrement du WTC7, ou édifice Solomon Brothers, 23 minutes avant qu'il ne survienne. On voit sur le vidéo la reporter commenter l'effondrement, se retourner vers la scène et pointer vers le WTC7 qu'elle disait effondré sans se rendre compte que celui se trouvait résolument encore dans un remarquable état de non-effondrement en continuant de commenter le dit effondrement du dit building. Si les édifices pouvaient parler, je suis sûr que celui-ci dirait quelque chose comme ceci: "Hey, conne! Je suis là. de quoi tu parles? Crisse, t'es tu aveugle, helllooo, édifice pas encore effondré dans le décor ici!"
Clairement, la pauvre fille n'avait aucune idée à quoi ressemblait l'édifice en question et se contentait de pointer dans la direction générale du site en figurant qu'il se trouvait probablement quelque part sous la pile de fumée là-bas. Et le responsable des sous-titres n'était apparemment pas plus éclairé. Ou le anchorman non plus. Bref, tout le monde avait l'air un peu fou à la prestigieuse BBC, et pour une fois Monty Python n'y était pour rien.
J'ai deux théories à ce sujet. La première: les autorités, craignant un effondrement imminent de la structure endommagée, émettent un communiqué de presse disant "Le WTC7 va s'effondrer"; quelqu'un quelque part à la BBC, trop concentré sur sa game de tétris, comprend "le WTC7 s'est effondré", avec les conséquences que l'on connaît. La deuxième: les conspirateurs, planifiant en secret la démolition de l'édifice, avertissent discrètement les médias complices du complot par des canaux secrets en leur disant "Le WTC7 va s'effondrer"; quelqu'un quelque part à la BBC, trop concentré sur sa game de démineur, comprend "le WTC7 s'est effondré", avec les conséquences que l'on connaît.
Maintenant un petit test: Pouvez vous voir la différence? (Évidemment c'est un question piège: tout le monde sait très bien que le gars s'est en fait fourré dans le communiqué parce qu'il était occupé à chercher du pr0n). Une chose est certaine, si vous pouvez regarder ça et affirmer sans rire que la reporter a sciemment et délibérément annoncé le contraire de ce qu'elle savait et voyait, je ne saurais trop vous conseiller de tâcher à l'avenir d'abandonner cette habitude que vous avez de vous cogner la tête sur des coins durs et pointus, c'est pas bon pour la santé.
#5: La démolition contrôlée
Il faut bien spécifier ici qu'on ne parle pas simplement de poser des bombes un peu partout afin d'accélérer le travail des kamikazes, mais bel et bien d'une démolition contrôlée, dans le style une démolition provoquée par des explosions contrôlées. Dans le style de celles réalisées par Controlled Demolition Inc. Dans le style de centaines de charges méticuleusement calibrées et disposées stratégiquement dans les piliers préalablement mis à nus sur tout un étage, de préférence le rez-de-chaussée le moindrement qu'on veuille que ça fonctionne.
Prenant pour exemple la démolition du grand magasin Hudson, en extrapolant cela nous fait pour chaque tour au-dessus de 10,000 charges explosives laborieusement placées par une personne pendant un an, ou soit près de 300 durant une nuit; dans le meilleur des cas. Dans le pire des cas, comme mettons si on rajoute quelques petites contraintes du genre "100 000 personnes vont circuler chaque jour dans l'édifice et il faut que personne ne s'aperçoive de ce que vous faites; n'oubliez ne serait-ce qu'une fois de reboucher votre trou avant l'ouverture et tout le plan est à l'eau et on se ramasse tous en prison. Ah, et il faut que je vous avertisse, il y a un service de sécurité, des caméras, ben oui c'est un édifice public, tsé, vous vous attendiez à quoi? Ah, aussi, des fois ils font des inspections avec des chiens renifleurs d'explosifs, des fois que des terroristes voudraient faire sauter la bâtisse; ils sont un peu nerveux depuis l'attentat de 93", ben dans le pire des cas disais-je, je vous laisse faire le calcul. Et quand je dis reboucher les trous, je dis replâtrés et repeints avec soin, avec la couleur d'origine ça va de soi, parce ce que hein, le pousse-crayon oisif il la connaît la couleur du mur en face de sa chaise, faites moi confiance. Surtout la partie où il a écrit 'Mon patron cet enculé' avec son Sharpie.
Sbire – "J'en ai plein le cul de ramper dans les murs comme un rat. Hier j'ai failli me faire surprendre par un couple en train de fourrer dans la chaufferie. Sérieusement, on pourrait juste pas bourrer des imprimantes avec du C4?
Conspirateur en chef – Non, il nous faut une démolition contrôlée.
– Pour? Rapport? C'est quoi le problème avec une démolition pas contrôlée? Est-ce que ça va causer plus de destructions?
– Non, mais là n'est pas la question.
– Est-ce ça va tomber plus vite?
– Pas nécéssairement, mais là n'est pas la question.
– Ben là, ça va être plus spectaculaire à la tévé? Crisse, quoi? Il est où l'avantage de contrôler les explosions?
– D'habitude, le but d'une démolition contrôlée est de rendre l'opération plus sécuritaire, mais là n'est pas la question.
– Cou donc tu me niaises-tu? On est censés être des terroristes câlisse, des ter-ro-ris-TES! Qu'est-ce que ça peut ben nous crisser que ça soit sécuritaire ou pas?
– Là n'est pas la question. T'as pas l'air de comprendre qu'on est des super-vilains de bande dessinée, okay? Ça nous prend un plan de super-vilain, inutilement compliqué, qui nécéssite une improbable succession de conditions favorables, et voué à l'échec total au moindre événement imprévu."
Rendu là, je suis incapable de poursuivre cette scène sans imaginer le sbire tirant une balle dans la face de son chef et se retournant vers le reste du groupe en disant "Bon, maintenant le chef des conspirateurs c'est moi. On change de plan: des explosifs, des machines distributrices, on pèse sur le bouton boum, merci, bonsoir. Des objections?"
#4: Les conversations simulées
Bien des experts se sont montrés sceptiques quant à la qualité des transmissions des conversations par cellulaires entre les passagers et leurs proches au sol; on était en 2001, avant le 4G et Verizon avec son "can you hear me now?". Alors, qu'est-ce que les conspirationnistes ont proposé comme explication? « Les conversations ont été simulées avec un logiciel de déguisement de la voix. » Ça c'est classique: à chaque fois qu'ils sont confrontés à une situation qui présente de nombreuses incohérences, ils ne trouvent rien de mieux que d'y opposer une explication mille fois plus incohérente et improbable.
Si cette machine merveilleuse a vraiment été inventée, on peut être certain que la corporation Yamaha donnerait cher pour se la procurer, parce qu'en fait de simulation de voix, tout ce qu'ils ont trouvé dix ans plus tard c'est un japanime aux cheveux couleur piscine et qui chante comme Minnie Mouse avec une machine autotune ploguée dans le cul. Ou Alvin et les Chipmunks sur l'acide, c'est selon.
Une chose est certaine, je n'ai pas de mal à imaginer des usages beaucoup plus pertinents si cette technologie était en ma possession. Je me vois très bien appeler Ahmadinejad (ou l'ayatollah Khamenei, whatever) en imitant la voix de Saddam Hussein pour lui dire que sa mère suce des cochons ou quelque chose dans le style. Après il suffirait de sortir le pop-corn pour regarder les feux d'artifices en attendant tranquillement que la communauté internationale vienne me supplier à genoux pour que s'il vous plaît ô grand empire américain pourriez vous envoyer vos troupes au moyen-orient pour rétablir l'ordre por favor parce que fuck autrement notre économie s'en va chez le diable.
Justifier une intervention en Iraq, vous avez dit? Pas de problèmes! Maintenant on peut entrer dans le hangar ultra-secret où des centaines de conspirateurs s'affairent jour et nuit à maquiller un prototype quelconque en avion de ligne et leur dire avec un air satisfait "Okay, c'est fini, on a plus besoin de vous. On range tout et on rentre tous chacun chez soi et on va jouer avec ses legos, allez allez, on se presse. C'est ça, enwèye à maison."
#3: Les missiles cachées dans les ailes
J'ai déjà mentionné cette théorie il y a quelques années. Je ne m'étendrai pas trop sur ce que pense de cette idée débile, et je n'ai pas l'intention de lier le vidéo parce que j'en ai assez d'encourager les débiles.
Je vais juste remarquer qu'il est assez risible d'écouter le Dylan Avery wannabe de narrateur s'évertuer à se donner un ton des plus sérieux et pompeux possible tout en déployant des efforts désespérés pour s'empêcher de remarquer le contraste frappant entre l'insignifiant petit reflet qu'il s'évertue à nous présenter comme la détonation d'un missile et l'apocalypse de flammes engloutissant l'édifice un dixième de seconde après. On a vraiment l'impression qu'il ne peut mentionner les conspirateurs sans penser intérieurement à quel point ceux-ci ont lamentablement perdu leur temps.
#2: Les avions étaient en fait des hologrammes
On en est maintenant rendu au point où les conspirationnistes, tellement obnubilés par leur besoin maladif de s'approprier un peu d'attention en relançant la dernière thèse en vogue par une encore plus spectaculaire, ne se donnaient même plus la peine d'introduire un semblant de vraisemblance dans leurs histoires – et on était encore au mois de septembre à l'époque. Ni le moindrement d'entreprendre un quelconque effort de documentation: c'est clair que quiconque adopte cette théorie ne s'est pas donné la peine d'entrer 'holographie' dans un engin de recherche, parce que si le grand public s'obstine à visualiser les hologrammes comme des statues faites de lumière aux propriétés miraculeuses, la réalité est pas mal décevante et à l'heure actuelle les chances que quelqu'un réussisse à produire un hologramme suffisamment sophistiqué au point qu'il puisse être confondu avec un objet réel d'ici 2001 sont à peu près nulles, même en voyageant dans le temps.
À ce point-ci de l'histoire, il n'y a plus grand chose à espérer de pire. Je ne peux quand même pas croire qu'il y en a qui sont assez givrés pour aller jusqu'à raconter que les extra-terrestres ont abattu les tours jumelles avec un rayon de la mort.
#1: Les extra-terrestres ont abattu les tours jumelles avec un rayon de la mort
Okay, je me suis trompé: Roland Emmerich est effectivement assez con pour faire un film avec ça.
11 septembre 2011
Dix ans plus tard
I'd love to change the world
Ten Years After
Everywhere is freaks and hairies
Dykes and fairies, tell me where is sanity
Tax the rich, feed the poor
Till there are no rich no more?
I'd love to change the world
But I don't know what to do
So I'll leave it up to you
Population keeps on breeding
Nation bleeding, still more feeding economy
Life is funny, skies are sunny
Bees make honey, who needs money, Monopoly
I'd love to change the world
But I don't know what to do
So I'll leave it up to you
World pollution, there's no solution
Institution, electrocution
Just black and white, rich or poor
Them and us, stop the war
I'd love to change the world
But I don't know what to do
So I'll leave it up to you
Je sais même pas si ça l'a vraiment rapport, mais tant pis.
11 septembre 2010
Le 24 décembre
C'est vrai pour le public en général, et ça semble également le cas pour les milieux conspirationnistes: s'il est à peu près impossible de tourner un coin de rue sans se prendre les pieds dans une théorie de la conspiration sur l'assassinat de Kennedy, il faut chercher pour en trouver une sur la tentative de Hinkley sur le président Reagan en 81. Google nous renvoie 2 millions de résultats, mais la pertinence des liens proposés tombe en flèche dès la page quatre. Pourtant, ce n'est pas faute d'éléments suspects et de coïncidences étranges, à commencer par le fait que Hinkley provenait d'une famille proche des Bush: considérant que George H.W. Bush était à l'époque vice-président, et qu'advenant la mort de Reagan il se serait vu catapulté président, sérieusement, le scénario ne s'écrit-il donc pas de lui-même? On serait en droit de s'attendre à au moins un film d'Oliver Stone là-dessus, et des librairies regorgeant de livres à succès nous offrant moults "révélations-choc" basées sur des "preuves jusqu'alors inconnues" nous dévoilant enfin la "vraie histoire" derrière cette "tragédie historique". Dans la réalité, si 70% des américains affirment encore dans les sondages croire à la thèse du complot dans l'assassinat du président John F. Kennedy, je suis sûr que si on leur posait la même question au sujet de Reagan, 70% d'entre eux répondrait "aucune idée". Et je soupçonne fortement les rares qui s'y intéressent de le faire uniquement parce que les Bush y sont impliqués; la conspiration contre Reagan ne semble en fait représenter qu'un appendice dans l'interminable saga du 911 truthing.
Encore plus fort: en 1994, quatre extrémistes algériens détournent un vol d'Air France dans le but de perpétrer un attentat suicide sur Paris, vraisemblablement en crashant l'avion sur la Tour Eiffel. Les terroristes ont échoué dans leur plan, surtout parce qu'ils ont fait l'erreur de faire escale au lieu d'aller directement vers leur cible. Ce n'est pas rien: on parle ici carrément d'un 11 septembre avant l'heure, le WTC remplacé par la Tour Eiffel, Ground Zero sur les Champs de Mars. Imaginez un instant qu'ils aient réussi: imaginez le choc, le traumatisme, pensez aux réactions (je vois d'ici Bill Clinton déclarant solennellement: "aujourd'hui nous sommes tous français"). Essayez de visualiser Balladur, "l'axe du bien et du mal", "vous êtes pour nous ou contre nous", l'attentat servant de prétexte à une invasion de l'Algérie – non, ça n'a aucun sens, les terroristes étaient algériens; disons le Maroc. Ou la Belgique à la rigueur (Aucune raison, c'est juste pour faire rire les français. Pour une raison quelconque les français partent toujours à rire quand on mentionne la Belgique).
Il ne fait aucun doute qu'on aurait été témoin de l'événement majeur de la décennie, voire même de la seconde moitié du 20e siècle, le genre qui définit une génération complète, dont tout le monde dirait que c'est un événement dont on se souvient où on était et qu'est-ce qu'on faisait lorsqu'il s'est produit. Dans cet univers parallèle, il suffit de dire "24 décembre" pour déclencher le robinet à émotions.
Et il ne fait aucun doute non plus qu'il aurait engendré toute une panoplie de thèses divergeant de la version officielle, toute une culture de la conspiration accusant tout le monde et sa grand-mère d'avoir participé à l'attentat. Dans l'état actuel des choses toutefois, si quelqu'un quelque part s'est amusé à concocter une théorie de complot qui accuserait le gouvernement français d'avoir orchestré une inside job, il doit pas l'avoir mis sur internet, parce que j'ai rien trouvé.
Peut-être est-on en train d'entrevoir un aspect fondamental de la psychologie particulière du conspirationniste. Il faudrait être naïf jusqu'à la bêtise pour croire qu'il n'y a pas de conspiration; il semble que la compulsion à comploter contre son prochain soit une part intégrale de la nature humaine. Des employés qui bavassent dans le dos de leur supérieur immédiat dans le but inavoué de lui voler son poste, à aller jusqu'aux groupes extrémistes fomentant des coups d'état, la vie autant que l'histoire regorge de complots et de conspirations réussies ou pas, et elles ont inspiré nombre d'auteurs et de dramaturges. L'habitude de la conspiration est inscrite en lettres indélébiles dans notre inconscient collectif.
Mais ces conspirations ordinaires ne sont pas suffisantes pour le conspirationniste; il doit passer au niveau supérieur pour impressionner ses proches, il a besoin de la Conspiration des conspirations, LE complot séculaire, universel, pénultime, qui contrôle tout. Franc-maçonnerie, Illuminati, Bildeberg, trilatérale, ordre cosmoplanétaire des lézards du Temple de Zurich, cercle des fermières de St-Loin-les-creux, tout ça et plus fait partie d'un grand Plan Universel.
Il devient évident à la réflexion qu'il serait impossible pour de simples humains d'organiser un tel monstre: on parle ici d'une supra-organisation regroupant tout ce que la société humaine compte de puissants, et qui s'est arrangé au cours des siècles pour contrôler le monde sans se faire remarquer, tout en réussissant le tour de force d'éviter de tomber victime du principe de Peter, du Snafu principle, du théorème des cinq singes, de ce navrant exercice de mesquinerie et de médiocrité que l'on surnomme "petite politique de bureau", en bref de tous ces cancers organisationnels qui affligent toutes les organisations et hiérarchies et les transforment en ces monstres affligeants, bouffis et ridicules, et alourdis de ces pantins incompétents, carriéristes et fondamentalement inutiles qui pullulent dans toutes les entreprises et gouvernements, et qui finissent par dégénérer en ces bureaucraties pachydermiques qui sont la plaie de nos sociétés et que l'on connaît trop bien.
On a clairement affaire à des individus bien au-dessus de la moyenne, que ce soit au niveau de l'intelligence, de la détermination et surtout du dévouement inconditionnel à une cause commune. Le genre de personne – voire de créature – qui aurait par exemple évité d'avoir affaire à quatre écervelés susceptibles de commettre une erreur tactique aussi grossière que d'atterrir avec un avion détourné, se mettant ainsi à la merci des forces de l'ordre. Le genre aussi qui voulant former le plan d'assassiner un président, se serait probablement débrouillé pour trouver mieux qu'un hurluberlu armé d'un .32 acheté dans un pawn shop qui a tiré six balles à bout portant et s'est quand même débrouillé pour manquer sa cible à chaque fois, ne devant d'avoir atteint le président qu'à un ricochet chanceux sur le pare-choc de la limousine.
Il n'y a pas grand mérite à démasquer des complots ourdis par des débiles et fatalement voués à l'échec; cherchez "pape conspiration" dans Google et vous aller trouver plus de pages sur la mort de Jean-Paul I que sur la tentative d'assassinat sur Jean Paul II; je suis certain que le résultat serait différent si Ali Ağca n'avait pas raté sa cible. Pour le conspirationiste toujours à la recherche d'estime personnelle, il est beaucoup plus gratifiant d'élucider les complots d'organisations séculaires composés de supra-génies, et encore plus fort de publier ses trouvailles sur internet en toute impunité, sans crainte de représailles de la part de ces hyper-puissants: "ce sont les plus grands cerveaux de tous les temps, mais je suis plus malin qu'eux".
Ne reste plus qu'aux conspirationnistes qu'à prendre le pouvoir, s'ils sont si malins; n'est-ce-pas leur fantasme secret de toutes façons?
13 septembre 2009
C'est pas une conspiration, ils sont réellement après moi
Je reviens là-dessus parce que je tiens à préciser que je n'ai rien inventé dans mon timeline: vous pensiez peut-être que j'en beurrais épais avec mes histoires de missiles cachés dans les ailes ou de technologie de simulation de voix, mais détrompez-vous, il y a des gens qui croient réellement que les deux avions qui ont crashé dans les tours étaient en fait des avions militaires maquillés, ou que les appels des passagers à leurs proches étaient simulés par des agents de la NSA utilisant une espèce de technologie de reproduction de la voix. En fait j'ai à peine gratté la surface, et des théories j'en ai laissé des assez psychédéliques merci. Laissez-moi juste vous mentionner que dans la gazette de la cour des miracles, les conspirations onze-septembresques sont des habitués de la une.
Vous allez me dire que dans la catégorie idées loufoques, je donne pas ma place avec mon histoire de "machine rube goldberg". Je le nie pas, mais d'un autre côté, vous avez une meilleure explication peut-être? La première fois que j'ai entendu parler de Messan et de son histoire de missile, ma première réaction a été de me demander "ils ont lancé un missile? Why the fuck ils se seraient cassé les noix avec un missile à la con alors qu'ils n'avaient qu'à lancer un avion comme ils ont fait avec les tours?"
Huit ans plus tard je me pose toujours la question, pourquoi? Pourquoi un missile? Pourquoi une démolition contrôlée? Pourquoi envoyer un A-10 Thunderbolt pour abattre le vol 93 alors qu'ils n'avaient qu'à mettre une bombe à bord? Pourquoi des osties d'hologrammes géants???Pourquoi ils ont tout compliqué pour rien, qu'est-ce qu'ils pensaient que ça accomplirait de plus? Ben oui, je suis comme ça, j'aime ça poser des questions.
Vous êtes peut-être pas content de mon explication, mais moi au moins j'en ai une. Ça fait huit ans que vous vous masturbez avec votre règle à essayer de mesurer un trou dans un mur, à clamer à haut cri plus de morceaux d'avion alors que vous n'êtes pas foutus de produire le moindre débris d'un quelconque missile, de vous la ramener avec votre "nano-thermite", mais vous refusez obstinément de vous demander pourquoi des terroristes, peu importe la cause qu'ils servent ou pour qui ils travaillent, se seraient donnés tant de mal pour organiser une démolition contrôlée alors qu'une démolition non contrôlée aurait tout aussi bien fait l'affaire; pire encore, vous continuez à prétendre que la question n'existe pas, ou qu'elle n'a aucune importance.
Ma thèse du rube goldberg est peut-être complètement farfelue, et pour tout dire vous avez pas du tout tort, mais jusqu'à présent c'est la seule explication que je connais. Alors si vous êtes pas contents, vous retournez à vos savantes analyses et vous m'en sortez une meilleure. En attendant, c'est ma thèse et je m'y accroche, et vous pendant ce temps vous chantez l'hymne national américain en simulant la voix de Rudolph Giuliani, vous vous enfoncez un missile de croisière bien profondément dans le rectum avec les ailerons et tout, et vous allez tous cordialement vous faire niquer par les Gnomes de Zurich. Ça va, ça vous convient comme plan?
Non mais, farce à part.
18 septembre 2008
On s'ennuie jamais quand on est parano - la vérité sur le 11 septembre (4e partie)
Ceux d'entre vous qui ont eu le courage de me suivre jusqu'à maintenant – et j'imagine qu'il y en a pas des masses – doivent commencer à avoir légèrement la migraine à essayer de figurer qui a fait quoi où à qui et qui a encaissé le chèque. Pour tout vous dire, vous n'êtes pas seuls. Je vais donc tenter de résumer le tout dans une chronologie détaillée de la conspiration du 11 septembre.
- ? – quatre Boeing peints aux couleurs des deux compagnies aériennes décollent d'une piste dont l'identité reste inconnue; ce sont les doubles de quatre des avions piratés; trois d'entre eux sont équipés de missiles; un cinquième avion, un A-10 Thunderbolt spécialement modifié pour le combat air-air et repeint en blanc pour simuler un jet privé, décolle également; il sera le double du vol 93
- 07:00 à 07:45 – à l'aéroport Logan de Boston, trois des cinq pirates du vol 11 sont sélectionnés pour un examen de sécurité; à l'aéroport de Newark au New-jersey, un des pirates du vol 93 est sélectionné; à l'aéroport Dulles de Washington, deux des pirates du vol 77 sont sélectionnés après avoir déclenché l'alarme du détecteur de métal.
- 07:59 – départ du vol American Airlines 11 de Boston
- 08:14 – début du piratage du vol 11
- 08:14 – départ du vol United Airlines 175 de Boston
- 08:19 à 08:44 – les conspirateurs appellent American Airlines en se faisant passer pour Betty Ong, une assistante de bord du vol 11
- 08:20 – départ du vol American Airlines 77 de Washington
- 08:20 à 08:44 – les conspirateurs appellent le service de vol de American Airlines en se faisant passer pour Amy Sweeney, une assistante de bord du vol 11
- 08:24 – le vol 11 change de cap et se dirige vers New-York; les conspirateurs envoient deux messages radio en se faisant passer pour Mohammed Atta, un des "pirates"
- 08:26 – le manager du service de vol de la American Airlines, Michael Woodward, identifie trois des pirates du vol 11 grâce aux numéros de siège fournis par la fausse Amy Sweeney
- 08:30 – le vol 11 et son double se rencontrent et échangent leurs signatures radar
- 08:34 – les conspirateurs envoient un troisième message radio en se faisant passer pour Atta
- 08:37 – les conspirateurs contactent un contrôleur en se faisant passer pour l'équipage du vol 175 et "confirment" le contact visuel avec le vol 11
- 08:37 – NORAD donne l'ordre de déployer des chasseurs pour intercepter le vol 11
- 08:42 – départ du vol United Airlines 93 de Newark
- 08:42 – début du piratage du vol 175
- 08:44 – le pilote du vol 583 de la US Airlines reçoit un bref signal d'un émetteur locateur d'urgence (ELT), possiblement du vol 175 ou du vol 11
- 08:46 – le vol 77 et son double se rencontrent et échangent leurs signatures radar
- 08:46 – le double du vol 11 s'écrase dans la tour nord du WTC une fraction de seconde après avoir lancé son missile
- 08:48 – CNN interromps sa programmation et débute sa couverture en direct
- 08:51 env. – début du piratage du vol 77
- 08:52 env. – les conspirateurs déposent le passeport pratiquement intact d'un des pirates du vol 11, Satam al Suqami, sur un trottoir des environs du WTC
- 08:52 – deux F-15 décollent de la base de Otis pour intercepter le faux vol 11 sans savoir qu'il a déjà crashé
- 08:52 – les conspirateurs appellent le centre de maintenance de la United Airlines à San Francisco en se faisant passer pour un agent de bord du vol 175 à l'identité incertaine, possiblement Robert Fangman
- 08:52 – les conspirateurs appellent le père d'un des passagers du vol 175, Peter Hanson, en se faisant passer pour lui
- 08:53 – le vol 11 atterrit à Harrisburgh
- 08:53 – le vol 175 et son double se rencontrent et échangent leurs signatures radar
- 08:54 – le double du vol 77 change de cap et retourne vers Washington
- 08:55 – le vol 2315 de la Delta Air Lines évite de justesse une collision avec le vol 175; une autre collision est évitée avec le vol 542 de la US Airways
- 08:56 – les contrôleurs aériens perdent le signal radar du double du vol 77
- 08:57 à 09:32 – le Global Hawk rejoint le vol 77 et se met dans son sillage
- 08:58 – le double du vol 175 change de cap et se dirige vers New-York
- 08:58 – les conspirateurs appellent l'épouse d'un des passagers du vol 175, Brian Sweeney, en se faisant passer pour celui-ci; ils appellent également sa mère quelques minutes plus tard
- 09:00 env. – trois F-16 interrompent un exercice et retournent à la base de Andrews
- 09:00 – les conspirateurs appellent le père de Peter Hanson une seconde fois
- 09:00 et après – Shafig ben Laden, le frère d'Osama, assiste à une conférence du Groupe Carlyle au Ritz Carlton de Washington
- 09:00 et après – Mike Ballinger, répartiteur à la United Airlines, entreprends de lancer un avertissement à tous les avions de la compagnie
- 09:01 – le vol 23 de la United Airlines annule son départ de l'aéroport John F. Kennedy à New-York; les pirates à bord protestent mais décident éventuellement d'avorter l'opération et de s'enfuir; le double du vol 23 va se perdre Dieu sait où
- 09:02 – le vol 175 atterrit à Harrisburgh
- 09:02 – le vol 93 et son double se rencontrent et échangent leurs signatures radar
- 09:03 – le double du vol 175 s'écrase dans la tour sud du WTC une fraction de seconde après avoir lancé son missile
- 09:03 – le chef du NYPD Joseph Esposito met la ville de New-York en état d'alerte maximum
- 09:04 – la FAA cancèle tous les départs des aéroports des états de la Nouvelle-Angleterre et de celui de New-York
- 09:06 – le président Bush est mis au courant du crash du vol 175
- 09:07 – le vol 93 atterrit à Harrisburgh, et les passagers des vols 11 et 175 y sont transférés
- 09:08 – la FAA étend l'interdiction de vol à toute la côte est des États-Unis
- 09:08 à 09:13 – les deux F-15 de la base de Otis se mettent en attente au large de Long Island
- 09:09 – le vol 77 atterrit à Harrisburgh; les passagers sont à leurs tours transférés à bord du vol 93
- 09:09 et plus – les conspirateurs inondent les ondes de faux rapports de piratage d'avions afin de semer la confusion parmi les contrôleurs
- 09:12 à 09:15 – les conspirateurs appellent les parents de Renee May, une assistante de bord du vol 77 et se font passer pour elle; ils les intoxiquent avec de nombreux renseignements contradictoires
- 09:15 à 10:28 – une série d'explosions est entendue par deux employés coincés au 8ème étage du WTC7
- 09:20 – les conspirateurs appellent le mari d'une passagère du vol 77, Barbara Olson, et se font passer pour elle. Le mari est Theodore Olson, solliciteur général au département de la Justice
- 09:21 – le New York Port Authority ferme tous les ponts et tunnels de la ville
- 09:24 – l'équipage du vol 93 reçoit l'avertissement de Mike Ballinger
- 09:24 – les chasseurs de la base de Langley sont déployés
- 09:25 – les deux F-15 de la base d'Otis arrivent finalement au-dessus de Manhattan et y établissent une patrouille aérienne
- 09:26 – la FAA gèle tous les décollages à l'échelle nationale, et ordonne à tout vol (privé, commercial et même militaire) déjà dans les airs d'atterrir dans un délai raisonnable
- 09:26 – la US Air Force passe en état d'alerte delta
- 09:28 – début du simulacre de piratage du vol 93; l'entrée des pirates dans le cockpit est entendue par les contrôleurs de Cleveland
- 09:29 – le président Bush émet ses premiers commentaires télévisés
- 09:30 à 09:45 – les conspirateurs appellent trois fois l'épouse de Tom Burnett, un passager du vol 93 et se font passer pour lui
- 09:30 – United Airlines ordonne à tous ses avions d'atterrir immédiatement; American Airlines fera de même à 09:35
- 09:30 – trois F-16 décollent de la base de Langley et se dirige vers l'est au dessus de l'Atlantique
- 09:31 à 10:06 – un vol privé, ExecuJet 956, repère le vol 93 et confirme le contact visuel et radio, et doit même manoeuvrer pour éviter une collision; il le suivra jusqu'au crash
- 09:32 – les contrôleurs de l'aéroport Dulles retrouvent le signal du vol 77, sans se douter que son double ainsi que le Global Hawk le suivent de près
- 09:32 – les conspirateurs transmettent un message radio en se faisant passer pour les "pirates" du vol 93
- 09:34 à 11:45 – les conspirateurs brouillent le signal radio en provenance de Air Force One, empêchant le président Bush de contacter la Maison-Blanche
- 09:35 – le double du vol 93 change de cap et se dirige vers Washington
- 09:35 – les enregistrements de bord récupérés dans la boîte noire du vol 93 commencent maintenant
- 09:35 à 09:41 – les conspirateurs appellent le centre de maintenance de la United Airlines à San Francisco et se font passer pour une assistante de bord du vol 93, Sandy Bradshaw
- 09:36 – un E-4B du US Strategic Command décolle d'une base non spécifiée des alentours de Washington et survole le Pentagone afin de téléguider la trajectoire du Global Hawk
- 09:36 – un C-130 qui vient de décoller de la base de Andrews s'approche du vol 77 afin de fournir au contrôleur un confirmation factice de la présence du vol 77; il sert également à fournir une distraction visuelle; après le crash, il mettra le cap vers Shanksville
- 09:37 – le Global Hawk s'écrase dans le mur ouest du Pentagone pendant que le double du vol 77 passe par-dessus le Pentagone à l'insu de tous et poursuit sa route vers l'aéroport Ronald Reagan situé à un kilomètre plus loin
- 09:37 à 10:03 – les conspirateurs appellent de nombreux parents et amis de passagers du vol 93 et se font passer pour eux, notamment Todd Beamer, Jeremy Glick et Mark Bingham
- 09:38 – les conspirateurs renversent des lampadaires sur Washington Blvd
- 09:38 – une escouade de pompiers de l'aéroport Ronald Reagan, qui intervenait à un accident automobile près de l'aéroport, est redirigé vers le Pentagone
- 09:38 et après – les agents du FBI saisissent les enregistrements des caméras de sécurité dans les commerces avoisinant le Pentagone
- 09:38 ou 09:45 – le directeur de l'agence anti-terroriste Richard Clarke demande des patrouilles aériennes au-dessus de toutes les villes majeures des États-Unis; toutefois ce n'est pas certain que cet ordre a été transmis partout
- 09:39 env. – le double du vol 77 atterrit subrepticement à l'aéroport Ronald Reagan, où il est débité en morceaux
- 09:39 – les conspirateurs transmettent un message radio en se faisant passer pour Ziad Jarrah, un des "pirates" du vol 93
- 09:41 – l'unité 105 de l'Arlington County Fire Department arrive au Pentagone
- 09:42 env. – le E-4B revient au-dessus de la Maison-Blanche et fait quelques cercles autour
- 09:45 – le vol 93 décolle de Harrisburgh
- 09:45 – l'espace aérien américain est fermé: tous les vols internationaux sont détournés
- 09:47 – les conspirateurs enclenchent le processus de démolition contrôlée de la tour sud en provoquant l'affaisement de quelques étages aux environs du 90ème
- 09:47 – les conspirateurs se faisant passer pour Jeremy Glick annoncent à son épouse que les passagers passent au vote pour décider de la révolte
- 09:49 env. – après un long détour au-dessus de l'Atlantique, les F-16 de la base de Langley atteignent finalement Washington
- 09:50 à 10:15 env. – les conspirateurs éparpillent les débris du double du vol 77 aux alentours du Pentagone; ils franchissent le cordon de sécurité et se faufilent entre les anneaux "B" et "C" du Pentagone pour y déposer des morceaux du cône de nez et du train d'atterrissage du Boeing; ils déposent quelques corps calcinés encore attachés sur leurs sièges à l'intérieur du bâtiment; ils tentent également de faire disparaître toutes trace du Global Hawk
- 09:55 – le président Bush décolle à bord de Air Force One de Sarasota sans destination précise; il tourne en rond au dessus de la Floride
- 09:52 – deux pompiers atteignent le 78ème étage de la tour sud et ne rapporte que deux feux isolés par radio
- 09:58 – les conspirateurs se faisant passer pour Todd Beamer annoncent le début de la "révolte" à bord du vol 93 à une superviseure du service aux consommateurs de la GTE ("let's roll")
- 09:58 – le vol 93 est abattu par son double, qui poursuit sa route Dieu sait où
- 09:58 à 10:06 – les conspirateurs simulent la lutte entre les pirates et les passagers sur les radios des contrôleurs ainsi qu'aux téléphones de nombreux parents et autres interlocuteurs de différents passagers, grâce à une mise en scène savamment orchestrée
- 09:59 – les conspirateurs déclenchent une bombe au rez-de-chaussée de la tour sud du WTC; le 82ème étage s'affaise et entraîne l'effondrement contrôlé de la tour
- 10:03 – le vol 93 s'écrase dans une ancienne mine à ciel ouvert en Pennsylvanie
- 10:05 et après – les conspirateurs rassemblent les restes des passagers des vols 11, 175 et 77 sur le site de l'écrasement du vol 93 et les ramènent au WTC et au Pentagone
- 10:06 env. – le directeur de la CIA George Tenet reçoit finalement les manifestes des passagers après de nombreuses tracasseries bureaucratiques
- 10:08 – le C-130 en provenance du Pentagone parvient au site du crash du vol 93 pour de nouveau confondre les témoins
- 10:10 env. – le vice-président Cheney autorise l'abattage du vol 93, ignorant apparemment qu'il a déjà crashé
- 10:10 – l'état d'alerte des forces militaires passe à Defcon 3
- 10:15 – la façade de la section endommagée du Pentagone s'effondre
- 10:20 – à bord de Air Force One, le président Bush dit au vice-président Cheney qu'il a autorisé le tir sur tout avion suspect si nécéssaire
- 10:28 – les conspirateurs provoquent un séisme localisé à la base de la tour nord du WTC, puis déclenchent une bombe au rez-de-chaussée; le 98ème étage s'affaise, provoquant la démolition de la tour
- 10:31 – La FAA réautorise les vols militaires et policiers
- 10:35 – Air Force One met finalement le cap vers la base de Barksdale
- 10:38 – les F-16 de la base de Andrews sont redéployés, après leur retour d'exercice
- 10:42 – deux F-16 décollent de la base de Hancock
- 10:45 – le major Gibney qui est en fait un lieutenant-colonel décolle de Fargo, N.D. en direction de Bozeman, Mont. afin de servir de bouc-émissaire pour l'abattage du vol 93
- 11:45 – Air Force One atterrit à la base de Barksdale en Louisiane
- 10:50 – un fermier de la région survole le site du crash du vol 93 à bord d'un Cessna
- 12:00 (env.) et après – le sénateur John McCain (R) multiplie les entrevues télévisées; il y déclare invariablement la nécessité de répliquer non seulement en Afghanistan, mais en Iraq, en Iran et en Syrie; il déclarera lors d'une entrevue à CNN quelques jours plus tard: «il est évident que l'Iraq vient en tête de liste»
- 12:15 (env.) – tout l'espace aérien des États-Unis est enfin vide de tout traffic privé ou commercial
- 17:20 – effondrement du 7, World Trade Center
- 20:00 ou après – les vols 175 et 11 décollent de Harrisburgh par contrôle à distance et sont dirigés vers l'Océan Atlantique pour y être envoyés par le fond
Bon, c'est raté, c'est encore plus emberlificoté qu'avant. C'est pire que le noeud Gordien cette histoire-là.
De toutes façons, ça ne change rien. Évidemment, c'est passablement spéculatif, et il y a de nombreux détails qui pourraient varier: on pourrait très bien par exemple remplacer le Global Hawk par un missile AGM-86D dans notre scénario, ce qui aurait le mérite d'être plus consistant avec la largeur du trou vu qu'un Global Hawk est à peine moins large qu'un Boeing. Ou encore, on pourrait très bien imaginer que les passagers et équipages des avions n'ont en fait jamais existé, que leur identité a été inventé out of the blue et que des acteurs amateurs ont été engagés pour jouer le rôle des familles éplorées.
Mais peut importe les variations, l'idée de fond demeure la même: jamais dans l'histoire de l'humanité un groupe de conspirateurs n'a dépensé autant d'énergie et de ressources, impliqué, soudoyé ou berné autant de personnes, conçu un plan aussi tordu et alambiqué autant dans sa conception que son éxécution. Le nombre d'agences officielles qu'il a fallu faire entrer dans le complot, les sommes colossales qu'il a fallu investir (vous savez combien ça coûte un Boeing?), les milliers, voire les millions d'heures de préparation (imaginez-vous en train de limer les numéros de série sur les deux millions de pièces d'un Boeing), le véritable Mont Everest de paperasse gouvernementale qu'il a fallu retrouver et faire disparaître, sans parler de toutes les autorisations, clairances et permis qu'il a fallu obtenir pour y accéder... jamais un complot n'aura tant mis en oeuvre pour finalement accomplir si peu.
Et je souligne "si peu". Si vous pensez que je déraille en qualifiant 2700 morts et une douzaine de bâtiments détruits de "si peu", je tiens à vous rappelez que trois fermiers, opérant avec un budget qui atteignait à peine les cinq chiffres, ont réussi à tuer 168 personnes et détruire un building de 10 étages à Oklahoma City en 1995; si Tim McVeigh avait eu accès à ne serait-ce que le prix de vente d'un Boeing 757, je n'ai aucune difficulté à croire qu'il aurait été capable de rayer de la carte la ville au complet.
Quant à la conspiration du Reichstag... ah! Parlons-en du Reichstag: quelques conspirateurs nazis menés par Hermann Göring contactent un activiste politique communiste désoeuvré, Martin Van der Lubbe, feint de se lier d'amitié avec lui et finissent par implanter dans son cerveau quelque peu confus que ce serait une bonne idée de mettre le feu au Parlement; ils lui ouvrent les portes, et pendant qu'il court dans la Chambre des Communes vont répandre de l'essence dans le sous-sol. Et c'est tout. Budget total de l'opération... ben, combien ça coûtait un bidon d'essence en Allemagne en 1933?
Six jours plus tard, le Parti Nazi remportait les élections, et grâce à la disparition du Parti Communiste s'assurait de la majorité. Le mois d'après, Hitler s'assurait du pouvoir absolu en suspendant la constitution. Si l'intention de départ des conspirateurs du 11 septembre était d'instaurer un régime fasciste, le moins qu'on puisse dire c'est que les nazis auraient une chose ou deux à leur apprendre: dans un régime totalitaire il y aurait belle lurette que le parti Démocrate aurait été dissous et ses dirigeants arrêtés ainsi que toute l'équipe du Washington Times, sans parler de tous ces joyeux drilles à la Jon Stewart ou Stephen Colbert qui casseraient des roches dans un camp de concentration depuis des lustres.
Non, je n'en démords pas: l'intention des conspirateurs, le mode d'opération se sont depuis le début conformé à la lettre à la devise pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Il est évident que tout le plan n'a jamais constitué un moyen, mais bel et bien un but en soi. Jamais on pourra me convaincre qu'une organisation clandestine qui avait assez de pouvoir et d'influence pour détourner 1.3 trilliard (oui, 1300 milliards) de dollars de la plus puissante organisation au monde aie pu ne serait-ce qu'une seconde s'imaginer qu'il était nécéssaire de tout dépenser dans un plan aussi rocambolesque afin de prendre un pouvoir qu'en fin de compte ils possédaient déjà de façon effective.
Seuls Rube Goldberg et ses disciples se conforment à la psychologie qui expliquerait de façon satisfaisante les comportements et actions des conspirateurs. La conclusion finale est selon moi inévitable: la conspiration du 11 septembre était une machine Rube Goldberg.
P.S.: On me dit que Rube Goldberg est mort en 1970, soit 31 ans avant ces événements. Comme ça tombe bien: un alibi en béton! Quand je vous disais qu'ils ont vraiment pensé à tout... Si vous vous imaginiez que vous iriez me piéger avec ça, vous l'avez dans le cul: en ce qui me concerne, ça ne fait que renforcir ma conviction. D'ailleurs, qu'est-ce qui vous dit qu'il ne vit pas quelque part sur une île déserte? Pile je gagne, face tu perds: bienvenue dans le monde fascinant du conspirationnisme.
13 septembre 2008
On s'ennuie jamais quand on est parano - la vérité sur le 11 septembre (3e partie)
Un thème cher à Rube Goldberg dans ses dessins de machines rocambolesques était l'introduction de l'action d'un animal dans le mécanisme, par exemple un perroquet qui sursautait en recevant un coup dans le derrière, ou encore un hamster qui se mettait à galoper dans sa roue après une stimulation quelconque. L'idée était bien sûr d'augmenter le facteur d'incertitude et de complexité. Il va sans dire que les gens qui construisent des machines rube goldberg par hobby ou pour des concours utilisent rarement, pour ne pas dire jamais, d'animaux dans leurs mécanismes.
Eh bien, les conspirateurs du 11 septembre ont non seulement décidé d'introduire le facteur animal dans leur plan, mais sont allés jusqu'à sélectionner l'animal le plus imprévisible, le plus aléatoire de tous: l'humain, en la personne des passagers du vol 93.
Le plan s'est tout d'abord enclenché encore une fois avec le détournement d'un avion, celui de la United Airlines. Mais cette fois contrairement aux trois autres vols, les pirates de celui-ci se trouvaient à être d'authentiques kamikazes, véritablement déterminés à s'écraser sur le Capitole (ou la Maison-Blanche, c'est pas sûr). On pourrait y voir une concession à la simplicité, mais l'on aura compris que l'écrasement suicide ne constituait pas la véritable intention des conspirateurs; tout au plus était-il le plan de secours.
Le détail crucial dans l'éxécution du plan était l'ordre formel donné aux kamikazes de ne pas enclencher leur attaque avant d'être bien certain que tous les autres objectifs aient déjà été atteints; si ces instructions n'ont pas été tout à fait suivies à la lettre, elles ont quand même obtenu l'effet voulu. Le temps qu'ils ont attendu, leur avion était rendu dans les environs de Cleveland et en avait maintenant pour au moins trente minutes minimum pour refaire le trajet jusqu'à Washington.
Ce délai a donc permis aux passagers d'être mis au courant des attaques sur le WTC par le biais des appels qu'ils logeaient à leurs proches, de comprendre la situation et subséquemment de former un plan de révolte. On connaît la suite: le récit héroïque de la résistance de l'américain moyen face aux forces du mal et le célèbre «let's roll» encore aujourd'hui repris et galvaudé par une nuée de heroe wannabes et de démagogues véreux en mal de récupération. Dans cette mécanique baroque, les passagers ont été les hamsters, l'avion la roue et la prise d'otages l'aiguillon envoyé dans le derrière du hamster pour le faire courir.
Ne restait plus qu'à envoyer le vol 93 se crasher quelque part au milieu d'un champ en Pennsylvanie. Les conspirateurs ont envoyé un chasseur de la US Air Force qu'ils avaient au préalable subtilisé discrètement et (vous avez remarqué que j'utilise "au préalable" assez souvent? Quand je vous dis qu'ils avaient tout prévu), et dis-je l'ont envoyé tout simplement abattre le Boeing, tout en faisant survoler la scène par un jet privé afin de confondre les témoins oculaires. Le chasseur s'en est ensuite retourné à sa base en faisant semblant de rien.
Toutes ces préparations, on s'en doute bien, ont laissé des traces; minutes de réunions secrètes, plans, enregistrements... il fallait faire disparaître tout ça. Évidemment si vous avez tout bien suivi comme il faut et avez bien compris le concept, vous vous imaginez que de tout bêtement ramasser tout ça et aller le brûler dans un coin discret n'était certainement pas dans leurs intentions. Au contraire, il leur fallait un coup fumant, la cerise sur le sundae, la finale qui allait clôturer l'affaire dans une apothéose d'extrême intrication (je commence vraiment à être à court de synonymes).
Pour leurs réunions secrètes, les conspirateurs avaient au... ben oui, au préalable, avaient donc choisi de louer des bureaux dans rien de moins que le 7 World Trade Center, soit directement en face des tours jumelles. Vous vous souvenez de la démolition contrôlée de ces tours? Eh bien, tenez-vous bien, les explosions ont été savamment calculées afin que la chute des tours endommagent le WTC7 et provoquent à son tour la chute de ce dernier, quelques bombes judicieusement placées parachevant le travail à l'aide d'une troisième démolition contrôlée. Et le tout aura donc eu effet de faire disparaître toute preuve du complot. Une chaîne de dominos!Que serait un bon rube goldberg sans sa chaîne de dominos? Nos conspirateurs l'ont très bien compris, et ont été jusqu'à remplacer les dominos par des gratte-ciels pour leur chaîne. Je le dis et je le répète: pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?
12 septembre 2008
On s'ennuie jamais quand on est parano - la vérité sur le 11 septembre (2e partie)
Ça c'était pour le World Trade Center (en fait il y en a encore mais j'y reviendrai); on pourrait s'imaginer que nos conspirateurs s'en seraient satisfait, mais c'est mal connaître la philosophie des disciples de Rube Goldberg: quand ils se mettent en tête de faire dans l'alambiqué, ils n'y vont pas avec le dos de la cuiller. Ils allaient pour le Pentagone faire preuve d'encore plus d'imagination dans le rocambolesque.
L'idée de départ était bien sûr d'envoyer un autre avion, mais encore une fois, pourquoi ne pas fignoler un peu? Détourner un avion et l'écraser sur le Pentagone, c'est plus élaboré que de poser des bombes, mais il y a encore place à l'amélioration. Au lieu d'un avion, les conspirateurs ont donc décidé d'envoyer un missile. Ils ont ainsi subtilisé le missile en question au nez et à la barbe de la Défense américaine – soit un AGM-86D, soit un avion de reconnaissance Global Hawk au préalable modifié avec une charge spécialement conçue à l'aide de la technologie "BROACH" – l'ont camouflé aux couleurs de la American Airlines, l'ont discrètement amené sur une piste de l'aéroport Ronald Reagan d'où ils l'ont lancé en direction du Pentagone. Pendant ce temps, le vol 77 fût détourné puis tout comme les vols 175 et 11 s'est dirigé vers un point de rendez-vous fixé à l'avance avec le missile qu'il a croisé en échangeant leurs signatures radar pour encore une fois berner les contrôleurs aériens.
Pendant ce temps, un C-130 suivait le Boeing, afin dans un premier temps de guider le UAV-converti-en-missile-Cruise par radio, et dans un deuxième temps de fournir une distraction visuelle aux centaines de témoins pour les empêcher de réaliser qu'un Boeing 757 ressemble à un missile de croisière dans la mesure où un clafoutis au bigarreaux marmottes non dénoyautées ressemble à un cul - ce qui soit dit en passant n'empêchera pas la majorité d'entre eux de les confondre malgré tout.
Alors que le missile/avion de reconnaissance se dirigeait vers le Pentagone, le vol 77 lui, atterrissait sur une piste dérobée et le scénario se répétait: éxécution des passagers, débitage de l'avion et retour avec les morceaux sur le site du crash juste à temps pour que l'enquêteur Allyn Kilsheimer puisse y trouver morceaux de queue, débris de fuselage, boîte noire, lambeaux d'uniformes et même morceaux de restes humains. Ils ont vraiment pensé à tout, jusqu'aux détails les plus macabres.
Il leur restait encore des dizaines de petits détails à régler: abattre quelques lampadaires pendant que tout le monde regardait ailleurs pour faire croire au passage d'un Boeing; agrandir le trou d'impact au pied du mur atteint pour ne pas que les observateurs puissent se demander comment un drone de la largeur d'un Boeing 757 aurait pu laisser un trou d'à peine 25 mètres de large, renverser une génétratrice extérieure pour donner l'illusion qu'elle a été frappée par un moteur, faire disparaître les enregistrements des caméras de surveillance où un missile serait visible... Pour le trou il faut bien admettre qu'ils ont un peu bâclé, mais enfin, personne n'est parfait. Dans les compétitions d'effet dominos, il arrive qu'une des pièces refuse de tomber sur l'autre et il faut alors un coup de pouce pour poursuivre la chaîne. Déduisons leur 1 point et passons.
Autre détail important: il leur restait encore à faire disparaître toute trace du missile, autant sur le site de l'impact que dans l'inventaire de l'armée américaine qui on s'en doute ne manquerait pas autrement de s'étonner de la disparition d'un drone d'une centaine de millions de dollars, à plus forte raison un prototype spécialement équipé d'une technologie encore expérimentale à l'époque – autrement dit "secret défense". On peut noter au passage l'efficacité exemplaire de nos conspirateurs à couper à travers le légendaire "red tape" du département de la Défense américaine, où semble t-il il faut 7 formulaires et quatre semaines juste pour changer une ampoule. La vitesse avec laquelle ils ont retracé toutes les personnes concernées et collecté tous les documents pertinents sans laisser de traces est tout simplement admirable, même en supposant qu'ils étaient de la place.Bon, il reste encore Shanksville; la suite demain.
Au passage, un lien qui n'a pas vraiment rapport, mais qui ne manque pas d'ironie vu les circonstances (regardez la date)
11 septembre 2008
On s'ennuie jamais quand on est parano - la vérité sur le 11 septembre (1ère partie)
J'ai découvert qui a perpétré les attentats du 11 septembre, ou plus exactement qui en est le maître d'oeuvre: Rube Goldberg. Si vous savez pas c'est qui, vous pouvez toujours consulter WikiPedia (en anglais), mais pour résumer, Rube Goldberg est un bédéiste célèbre pour avoir conçu dans ses cartoons d'innombrables machines toutes plus abracadabrantes les unes que les autres, au point que son nom est resté dans le langage pour désigner le genre: si vous avez déjà joué à Mousetrap quand vous étiez jeune, vous avez vu l'exemple classique d'une "machine rube goldberg".
Quel lien avec le 11 septembre? Eh bien, aucun, si vous croyez à la thèse officielle, à savoir celle qui veut qu'Osama Ben Laden, à la tête d'un réseau terroriste international, aurait pigé dans sa réserve apparemment inépuisable de tordus fanatisés 19 des mieux formés (incluant une demi-douzaine possédant une expérience de pilote) et les aurait envoyé détourner des avions de ligne pour les utiliser dans un raid suicidaire contre trois monuments symbolisant les trois pôles du pouvoir américain (gouvernement, banques, armée). Simple, efficace, badabing badaboum, pas de complications inutiles, pas de tataouinage; même si le succès n'a pas été complet, la beauté du plan réside dans sa simplicité, en n'impliquant au plus qu'une trentaine de personnes. Keep it simple, stupid.
Mais comme vous le savez, la vraie histoire est pas mal moins simple. Les tours du WTC pour commencer: juste crasher deux Boeing à pleine vitesse est déjà suffisant pour attirer l'attention, mais les tours étaient censées être conçues pour résister à ce genre d'accident, ce qui fait que l'effondrement n'était pas garanti. Pour être certain qu'elles tombent, il a donc fallu poser des bombes dans les tours. Ça rend les avions un peu redondants, pour ne pas dire franchement superflus, mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué.
Puis tant qu'à envoyer des Boeing, pourquoi pas élaborer un peu et crasher des avions militaires à la place? Les conspirateurs ont donc peint des avions-cargos aux couleurs de la American Airlines et de la United Airlines, puis ont caché un missile dans chacun d'eux, dans des protubérances spécialement amménagées sous le fuselage. Les deux avions ont alors foncé dans les tours en envoyant leur missiles une fraction de seconde avant l'impact, tel un kamikaze fonçant dans une maison avec son semi-remorque mais se donnant tout de même la peine de tirer un balle de .45 d'un revolver qu'il a pris soin au préalable de dissimuler sous la calandre. On se doit de lever notre chapeau devant le dévouement de nos conspirateurs à la cause de la complexité inutile.
Mais ils ne sont pas arrêtés là, bien au contraire. Ils auraient pu se contenter de poser leurs bombes sans trop se préoccuper où, mais encore une fois, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Ils ont ainsi placé leurs charges de manière à provoquer une démolition contrôlée; au lieu de s'effondrer plus ou moins n'importe comment, les tours se sont affaisées de façon prévisible, chaque étage tombant sur celui en-dessous avec une constance qui frisait l'élégance. Avouez que ce n'est pas tous les jours qu'on voit des terroristes qui se donnent la peine de déconstruire méthodiquement leur cible au lieu de bêtement tout faire péter comme de coutume, d'autant plus qu'ils ont réussi à tromper la National Institute of Standards and Technology qui croit encore que le feu est la seule cause de l'effondrement du World Trade Center.
Il leur restait maintenant à régler l'épineuse question des passagers disparus. Tout simplement inventer leurs identités n'aurait pas suffit, car il restait encore le problème de deux avions de ligne qui devraient normalement manquer dans l'inventaire. Ils ont donc détourné les deux vols en question vers New-York, où ils ont croisé les deux avions-cargos à un point de rendez-vous préétabli puis ont éteint leurs transmetteurs, enclenché un système de brouillage radar qu'ils avaient au préalable installé à bord en catamini, puis ont tranquillement poursuivi leur chemin en prenant soin de saisir tous les cellulaires des passagers, pendant que les contrôleurs aériens qui n'y ont vu que du feu continuaient à suivre les avions piégés sur leurs écrans radar.
Ils ont finalement atterri sur une piste dérobée, où ils ont froidement assassiné tous les passagers et membres d'équipages, puis ont débité les deux avions et ont ramené quelques morceaux aux alentours du WTC, incluant les enregistrements de vol, et surtout – ah ils sont forts! – un morceau du fuselage qu'ils ont crapahuté jusqu'au sommet du WTC5 et ce au nez et à la barbe de tous les badauds assistant à la scène, incluant les policiers qui avaient pourtant bouclé tous le secteur. Et tout ça alors qu'ils auraient tout simplement pu se contenter de bourrer quatre ou cinq camions d'explosif, de les parquer dans le stationnement sous les tours et de sortir mine de rien. Je le redis, et je tiens à insister sur ce point, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué.Et quand je dis compliqué, le mot est faible. Si vous vous imaginez que c'est tout, détrompez-vous, ça ne fait que commencer. Mais ça commence à faire un peu long, alors je vais arrêter là pour le moment. La suite demain.
12 septembre 2007
Histoire d'une démolition
J'oublierai jamais le jour où il a été démoli. Je faisais les cent pas dans mon appartement comme un lion en cage, allant de l'écran de télévision au balcon et de retour devant la tévé, ainsi de suite sans cesse. D'un côté j'observais les ouvriers déterminés à démanteler le hangar une poutre à la fois, et de l'autre j'observais une douzaine de tordus déterminés à démanteler la civilisation occidentale un gratte-ciel à la fois. Vous avez probablement tous entendu la vieille platitude, "une de ces journées où l'on se souvient où l'on était"; eh bien c'est ça ma platitude: le 11 septembre 2001 j'étais chez nous et mes voisins faisaient démolir leur hangar. Et chaque fois qu'une tôle tombait, c'était comme si mon monde s'écroulait.
Ça fait maintenant six ans que la civilisation occidentale a disparu, et que l'on vit dans le monde de l'après 9/11. C'était le bon temps: il n'y avait pas de terrorisme, pas de guerre de religions, les fondamentalistes ne faisaient honte ni aux chrétiens ni aux musulmans. Les gouvernements des nations n'étaient pas dirigés par des cliques de fanatiques égocentriques, et n'étaient pas manipulés par des lobbies militaro-industriels psychopathes avides de pouvoir et d'argent. L'on avait pas à vaquer à nos occupations quotidiennes en craignant constamment que la fin du monde pouvait arriver dans les cinq prochaines minutes. Ah, pouvoir revivre de nouveau à cette époque révolue où l'on avait pas cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de chacun d'entre nous.
C'était une époque où il n'y avait pas d'exploitation, pas de criminalité, pas de pauvres et de nantis. Les richesses de la terre étaient distribuées équitablement, et peu importe qu'il coupait de la canne à sucre sur une île des Caraïbes, creusait la terre angolaise à la recherche de diamants ou tissait le coton en Inde, un travailleur pouvait affirmer qu'il était payé selon son mérite. Dans ce nouveau monde où des enfants de huit ans ramassent du café pour 25 cents de l'heure alors qu'un abruti est devenu millionaire en restant assis sur son gros cul à regarder ses serveurs dans le sous-sol de son palace nous bombarder 24 heures sur 24 de pourriels de viagra et d'imbéciles de banquiers en Sierra Leone, on se demande vraiment si ce monde d'avant 9/11 a vraiment existé.
Je crois que le 11 septembre va finir par devenir un jour férié. De la même façon que Noël, à l'origine la fête de la générosité, a un beau jour dérapé vers la fête de l'égoïsme et du matérialisme, le 9/11 qui devrait être l'occasion d'une prise de conscience va finir par devenir la fête du pleurnichage et de la dénégation. Les deux fêtes auraient une chose en commun: chacune va avoir un vieux barbu qu'on va ressortir à chaque année, une espèce de mascotte grotesque symbolisant un idéal et des valeurs auquels ont va se forcer à croire avec plus ou moins de conviction. J'imagine un futur où un rite de passage important pour un enfant va être le jour où il se rend compte qu'il ne croit plus à Ben Laden.
Aujourd'hui mon voisin a passé le rateau dans son jardin. Là où le hangar se dressait, il y a maintenant du gazon, des fleurs et des arbrisseaux; il y a aussi un treillis après lequel s'agrippe du lierre naissant. Je regarde les arbrisseaux en me demandant si le prochain propiétaire ira pas tous raser ça et poser de l'asphalte par-dessus, et prendre l'habitude de l'arroser à tous les jours, question de faire chier le tiers-monde. Mais je préfère croire que ces arbres vont survivre et continuer de pousser longtemps après que les Cheney, Ben Laden et autres sociopathes auront crevé la gueule ouverte, et que cette engeance aura perdu la capacité de se reproduire.
Bon, je vais arrêter ça là, vous allez penser que vous avez cliqué le mauvais lien et êtes tombé sur le site de l'Aut' Journal. Mon prochain post je vais me remettre à déconner à plein tube, je vous le promet.
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