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3 janvier 2011

Parlant de bandwagon

Vous avez peut-être remarqué que j'ai maintenant un feed Twitter. Je sais, j'étais contre, mais comme je le dis une fois par année, il y a que les fous qui changent pas d'idée. Finalement ça va peut-être me servir: un blog c'est pas très commode pour écrire des idées brèves. Je veux dire, comment qu'on fait lorsqu'on a un flash, mais qu'on a pas nécéssairement envie d'élaborer dessus? Les noter à mesure et en publier une douzaine à la fois était une méthode que j'avais essayé une fois mais ça me disait trop rien. Un autre problème était le titre: ça vaut tu la peine de mettre un titre à un post qui consiste en un one-liner? Mettre le one-liner dans le titre au-dessus d'une note vide? Bref, abrégeons, j'ai un compte Twitter, on y passera pas la nuit quand même.

Par contre Facefook, pas question, fook this. Il y a quand même des limites.

16 juillet 2010

Saint-Toaster, prise deux

Je sais pas de quoi vous parler ce temps-ci. alors pourquoi pas vous entretenir de Saint-Toaster, ma ville de SimCity 4. En fait de Saint-Toaster c'est la troisième du nom, après avoir envoyé une pleine pelletée d'apocalypses nucléaires sur les deux autres que j'avais abandonné après qu'elles eurent tombé victime du fameux et redouté bogue "flatland", celui-là qui vous transforme vos villes en carrés vides. J'adore ce jeu.

Cette fois c'est la bonne alors que j'ai compris le principe du back-up, ben non je faisais pas mes back-ups, je le sais je suis un idiot, vous êtes contents? Cette nouvelle mouture porte encore le nom de Saint-Toaster, du nom de la rivière Saint-Toaster qui l'arrose au pied du Mont-Saint-Toaster près du lac etc... zinzins les saint-toastrois? Plus que jamais.


Le valeureux fort Saint-Toaster, d'où nous répondîmes aux anglois par la bouche de nos canons. Ils en ont été tellement impressionnés qu'ils sont remonté dare-dare dans leurs bateaux pour s'en retourner à Londres où ils en ont construit une copie exacte.


J'ai downloadé pour à peu près 800 megs de plugins de Simtropolis et autres sites de fans. Ça prends une éternité à charger le jeu mais ça vaut la peine: ça mets de la variété dans le paysage. Par exemple, ça m'a permis de réaliser le superbe parc Mélèze-Legland. Ce parc aux nombreux sentiers tortueux et dérobés, propices aux rapprochements, est le lieu privilégié des amants de la nature qui aiment venir y ramasser noix et glands: on en vois un qui est un peuplier, un autre fait le bouleau, un troisième en tremble. Un véritable festival du tronc.


Vous avez sans doute remarqué qu'une fonction du jeu permet d'ajouter des noms sur les rues, ainsi que de modifier les noms de certains édifices; si vous voulez un boulevard, une école ou quelque chose à votre nom, faites-le moi savoir. En attendant, je me suis permis de baptiser une rue du nom de mon lecteur préféré, qui m'a laissé tellement de commentaires; j'espère que tu vas aimer.


Les appartements Ryan, le plus haut gratte-ciel de la ville: 39 étages. Pour une agglomération de 180 000 habitants, c'est quand même pas mal, non?


Le stade de Fort-Saint-Toaster: les adversaires ancestraux y sont encore inconnus mais toujours aussi cordialement détestés, y'a pas à dire, j'ai de la suite dans les idées.


Une scène bucolique à souhait, digne de la petite maison dans la prairie. À Rivière-Saint-Toaster, la communauté est tricotée serrée, au point que les fermiers ne clôturent pas leurs lots. C'est peut-être convivial mais ce n'est pas sans inconvénients, par exemple lorsque les chevaux du ranch en face décident de traverser le rang pour venir semer la pagaille dans votre orangeraie.


Weeds Farm: on fait pousser du maudit bon stock à Toasterheim, une herbe qui comme dit la chanson rends moins con, non c'est pas du ricard.


C'est tout pour cette fois. Pour finir, quelques adresses de sites consacrés à SC4:

Simtropolis
SC4devotion
Tout Sim City

1 juillet 2010

Ça déménage!

Je ne sais pas si au Québec on a pris l'habitude de tous déménager le 1er juillet pour nous donner une excuse de pas fêter le Canada Day, mais toujours est-il qu'on est tous passé par là à un moment ou l'autre. De la Gaspésie à l'Abitibi, en passant par Montréal et nos célèbres escaliers en zig-zag qu'on aime tant à part le jour de l'année où l'on est pogné pour monter l'ostie de frigidaire dedans, partout dans la province les camions loués, pick-ups empruntés à un ami et fourgonnettes réquisionnées à la compagnie ou travaille le beau-frère sillonnent les routes ponctués d'une symphonie qui se compose d'alertes de recul, du cliquetis des caisses de 24 qu'on a tu donc hâte d'ouvrir rien qu'un peu, et des "pogne ton bord, m'a t'nir le balant" de ces mononc' bien serviables mais pas toujours futés. Si il y a belle lurette que j'habite au même endroit, il y a déjà eu une époque où je changeais d'appart' sur une base annuelle, et tous mes déménagements se sont à peu près conformés au scénario classique. Tous sauf le plus récent.

Tout d'abord, il n'y avait pas d'escaliers spirales; en fait il n'y avait pas d'escaliers du tout, alors qu'autant l'immeuble de départ que celui de destination étaient munis d'ascenseurs. Ensuite, tous les meubles étaient munis de roulettes; de plus, le déménageur avait modifié un fauteuil roulant électrique pour s'en faire un genre de robot pousse-meubles. C'était génial, il n'y avait qu'à pousser des boutons sur une télécommande pour que le frigidaire, le poêle, la laveuse-sécheuse se laissent pousser sans effort aucun. Les étagères et armoires étaient pour leur part conçues selon un système modulaire; elles pouvaient êtres démontées et servir de boîtes d'emballages. Bref, on aurait dit que notre migrateur avait lu un livre sur l'art japonais du self-management et que ça l'avait profondément marqué.

On serait en droit de penser que l'entreprise fût des plus aisées, mais bizarrement ça n'a pas été vraiment le cas. Notre nomade était demeuré dans la tradition sur un point en invitant tout ce qu'il avait de parents et amis, ce qui fait qu'on était 10 pour l'aider. On anticipait naturellement tous de se faire payer la traite en pizza et en bière comme c'est la coutume mais vous savez comment ça marche, il n'y a que ceux qui participent qui sont admis au party. Et c'est là que les problèmes ont commencé.

Déjà, dix pour faire la job de un, vous aurez compris qu'on se battait pour la télécommande; mais en plus, il y avait la problématique du zélé. Si vous avez participé à un déménagement, vous savez de qui je parle: l'oncle, beau-frère ou connaissance du cousin qui veut tout faire: il a quelque chose à se prouver, et tient absolument à monter et descendre tous les objets pesants, porte les boîtes presqu'en courant et est toujours le premier à descendre du camion pour aider le conducteur à reculer. Ah mais c'est qu'il est en mission le chevalier du frigidaire, le croisé à la strappe, parcourant le monde à la recherche de déménagements afin de montrer à la face du monde à quel point il est travaillant et serviable. En plus des efforts exigés par le poids du frigidaire à descendre, vous devez aussi ajouter l'effort de tenir ce maniaque à distance, alors qu'il insiste pour tenir son coin même s'il est évident qu'il ne réussit qu'à se mettre dans votre chemin «T'es-tu capable? Veux-tu que je l'pogne? Veux-tu que je m'en occupe? C'est beau, m'a m'en occuper. T'es tu correct? Tasse-toé, je vas le prendre». À tout les déménagements il y en a un, un gars tellement aidant qu'il est dans les jambes de tout le monde.

Vous vous imaginez bien qu'il s'est littéralement jeté sur la télécommande et ne voulait plus la lâcher, et rejetait toute idée d'instaurer un quelconque système d'alternance: il la tenait, c'était sa manette et il la gardait coûte que coûte. "Je donnerai pas ma place!", semblait-il se dire. Par conséquent, on se grattait pas mal tous la caboche pour trouver de quoi s'occuper. Un se mît à compter des boîtes: il comptait, étiquettait, cataloguait dûment toutes les boîtes en créant de savants spreadsheets sur son portable. Un autre se mis à raconter des blagues et à chanter pour motiver tout le monde. Un quatrième se planta dans l'entrée du building pour s'employer conscientieusement à la tâche de tenir la porte, en y mettant toute sa technique et son ardeur au travail; c'était une tâche capitale qui demandait beaucoup de savoir-faire — du moins s'arrangeait-il pour que ça le semble.

À partir de là, les idées ont commencé quelque peu à manquer, et on se mettait à lorgner la position du chef de la télécommande avec envie; mais il n'y avait rien à faire pour le déloger, et il menaçait même de partir avec les piles si on lui prenait la télécommande. Quant au teneur de porte, il s'organisait pour téter d'aplomb le déménagé afin d'être certain d'obtenir non seulement sa part de pizza mais une part extra. En fait, tout le monde voulait de la pizza et de la bière et exigeait des quantités franchement ridicules, bien au-delà de ce que l'on était capable d'ingurgiter; tout le monde y compris le flanc-mou qui s'était présenté avec la ferme intention de moocher un max — celui-là aussi il est de tous les déménagements.

On était donc dix, dont quatre seulement qui travaillaient; un cinquième s'ajouta alors qu'il entreprît de compter, calaloguer, étiquetter, comptabiliser dûment les boîtes en créant de savants spreadsheets sur son portable qui contredisaient tous les savants spreadsheets du premier gestionnaire en herbe. Bientôt ils se répartirent les tâches: l'un fût chargé de corriger les erreurs de l'autre, tandis que l'autre fût chargé de le fournir en erreurs; de temps en temps ils inversaient les rôles.

Éventuellement je me suis mis à en avoir un petit peu mon voyage de ce cirque, et je m'étais planté dans un coin sans rien foutre en annonçant à qui voulait l'entendre que si quelqu'un avait besoin d'un coup de main il avait qu'à le demander mais d'ici là allez donc chier avec vos niaiseries. Évidemment il y en a qui le prenaient mal, particulièrement le teneur de porte qui était outré de devoir partager de la pizza – dont on avait comme je le mentionnais précédemment au moins trois fois trop – lui qui travaillais si dur à tenir sa porte. J'avais beau lui faire remarquer qu'au final il glandait autant que moi et que je pourrais très bien le remplacer – même qu'il aurait très bien pu se faire remplacer par une brique pendant qu'on y était – mais il n'en démordait pas; la pizza était réservée à ceux qui se rendaient utiles, et lui se considérait utile.

Alors qu'on croyait que la situation ne pourrait possiblement pas sombrer plus loin dans le ridicule, vînt le moment où le camion se trouva rempli et le temps où il fallait aller porter un premier voyage; c'est là qu'on s'est tous regardé en se rendant compte avec horreur que personne n'avait de permis de conduire; le teneur de porte en profita immédiatement pour lancer une observation des plus pertinentes: "au lieu de rien faire, vous devriez vous arranger pour prendre des cours de conduite". Et c'est comme ça que malgré d'avoir été 10 fois trop nombreux pour l'ouvrage à faire on s'est quand même arrangé pour s'inventer une pénurie de main d'oeuvre.

S'il y en a qui s'imagine que j'ai tout inventé, vous avez absolument raison, il n'y a rien de vrai dans cette histoire. Il n'y a en fait rien de crédible: personne n'est aussi con dans la vrai vie, s'pas?

18 avril 2009

224 au démineur

Non, ce n'est pas une version pour Mac, mais l'original, opérant sur Virtual PC (un émulateur Windows pour mac). 224: mettez ça dans votre pipe et fumez-la.



Ben non, j'ai pas triché. Ben oui, c'est une vraie capture d'écran, et non pas un trucage Photoshop. Ben non, je fait pas rien que ça de mes journées. Je le sais, ça fait un mois que je vous ai pas écrit. Ben oui, jouer au démineur, ça fait loser. Vous êtes juste jaloux de mon superbe high score. Et avant de brailler que je vous néglige, allez donc voter à mon sondage, non mais tsé.

23 août 2008

Saint-Toaster

Puisque je passe le plus clair de mon temps sur SimCity 4 ces temps-ci, pourquoi pas vous en faire profiter un peu. Voici quelques captures d'écran de ma ville.

Saint-Toaster, ville de taille modeste mais avec une ambition démesurée. La région se divise en 48 municipalités, dont 7 sont habitées pour le moment. La ville s'est développée sur les rives du majestueux fleuve Saint-Toaster, au pied du mont Saint-Toaster. À l'ouest on distingue le Grand Lac Saint-Toaster, ainsi qu'au sud de la montagne le Petit Lac Saint-Toaster. À l'est se profile une chaîne de montagnes qui ont tous des noms avec "toaster" dedans, comme en fait à peu près tous les points de repères de la région. Disons que les saint-toastrois sont moyennemement zinzins.

Le fort Saint-Toaster, où les anglois furent naguère boutés hors de Toasterie. Ils se sont toutefois repris en nous envoyant leurs hordes de touristes qui ont mis le fort à sac à coup de photos.

On conduit comme des pieds à Saint-Toaster, et même les autobus n'hésitent pas à se rentrer dedans quand ça fait pas leur affaire. D'ailleurs les accidents sont légion, il suffit de patienter quelques minutes sur un coin de rue pour en voir un. On se croirait dans Grand Theft Auto.

Le palais des congrès, site propice aux grandes réunions et importants débats de société. Prêtons l'oreille un instant et écoutons quelque distingué orateur nous faire part de son éminente sagesse: «... si on a perdu, c'est à cause de l'argent, et des votes ethniques, essentiellement...» Ahem. Oui, bon, c'était pas nécéssairement le bon moment.

Le stade de Saint-Toaster, où les Fantassins Fanfarons se mesurent à une autre équipe non-identifiée mais néanmoins rivale ancestrale cordialement détestée. Oui, je sais que ça fait dur comme nom. Non, c'est pas moi qui l'a choisi.

Ça, je sais pas trop c'est quoi, mais j'ai passé ça au bulldozer vite fait bien fait et j'ai ensuite fait éxécuter l'architecte. Je veux bien être un despote magnanime mais il y a quand même ben des crisse de limites au mauvais goût.

Autre vue du palais des congrès: on semble assister à une convention, peut-être celle de l'Association Internationale des Gens Qui Pour Une Raison Quelconque Aiment Porter des Vestons Oranges.

Ligne de piquetage des infirmières près d'une clinique de Fort Saint-Toaster. Remarquez qu'à défaut de jugeotte, nos braves grévistes font preuve d'une résolution téméraire alors qu'elles n'hésitent pas à planter leurs piquets sur la voie ferrée. Pas très futés les syndicalistes à Saint-Toaster.

"Chez Ilguegue". Je ne sais pas qu'est-ce que ça veux dire, mais si c'est un autre calembour infect si cher aux programmeurs de SimCity, je le pogne pas. À 29 étages, c'est le plus haut immeuble de la région. C'est un peu déprimant d'avoir un HLM comme symbole de la ville.

C'est tout pour le moment. Si ça vous tente d'avoir une rue à votre nom, faites-le moi savoir.

6 juin 2008

Blog...?

J'ai un blog moi? Ah ouais... mon blog. Le Gauffrier, je pense. Non non, le Grille-Pain. Le Micro-Ondes? Je vais chercher sur le site, ça doit être écrit quelque part, je peux pas croire...

J'espère que vous vous êtes pas trop ennuyé. Non, je suis pas mort, c'est juste que j'ai passé les six derniers mois à débusquer une conspiration internationale. Je vous raconte pas l'histoire, mais laissez moi juste mentionner qu'il m'a fallu échapper à des espions internationaux, déjouer des embuscades traîtresses, franchir des montagnes infestées de crocodiles, et occire toutes sortes de vilains sbires à la solde de méchants pas bons. Sans parler de la fois où j'ai oublié mes clefs et passé l'après-midi dehors à attendre la proprio.

Non, je vous niaise, il s'est pas passé grand chose. À part que j'ai servi de cobaye dans des expériences scientifiques; les effets secondaires ont été mineurs, mais ils voulaient plus me laisser partir, alors je me suis évadé avec les électrodes encore planté dans le cuir chevelu en courant à six pattes, tout en neutralisant les caméras de surveillance en leur envoyant des lasers avec mes yeux pendant que les gardes me tiraient dessus en pure perte vu que ma peau est rendue à l'épreuve des balles. C'est surtout avec les chiens qu'ils en ont arraché, rapport que j'ai pissé de l'acide partout dans le but de ruiner leur odorat sans me douter que j'allait les contaminer avec mon ADN modifié, et maintenant c'est eux qui envoient des lasers partout et pissent de l'acide dans tous les coins.

Qu'est-ce que j'ai à bullshiter de même tout d'un coup? Ça doit être l'âge. Ça ou il se passe tellement rien dans ma vie que je suis obligé de fabuler pour compenser. Mais ça va changer, aussitôt que je trouve le gros filon, je vais mener la belle vie, vous allez voir. Ben oui, il y a de l'or dans Ho-ma. Non je vous dis pas où, pas fou, pour que vous veniez me voler mon claim, c'est qui le cave. Oui, il y a de l'or. IL-Y-A-DE-L'OR!!! Décâlissez de mon claim ou je tire, gnyaaaarrrr.

Ben non, je vous tire la pipe. C'est pas de l'or, c'est du pétrole.

24 décembre 2007

Joyeux Noël quand même

Je ne suis allé que sur le Plateau, mais j'ai l'impression de revenir d'expédition au Nunavut. Non seulement j'ai affronté les bancs de neige, le blizzard, la sloche qui m'aspergeait le bas du dos et l'ostie de côte Sherbrooke, mais en plus il m'a fallu subir les hordes d'automobilistes frustrés stressés de finir leur magasinage de dernière minute. Il y en a un qui m'a donné du criard parce que j'avais osé, moi pauvre manant cycliste, retarder sa majesté d'une seconde et quart au coin de la rue. Maudits petits-bourgeois gâtés, j'ai frette, j'ai la patate qui danse la rumba, j'ai mal au dos, vous pourriez avoir un peu de commisération. Il y a pas à dire, vous avez l'esprit des fêtes rare.

Vous savez quoi, je pense que si vous avez tous l'air bête comme ça, c'est parce que vous y croyez plus à l'esprit des fêtes; vous haïssez ça, c'est une torture annuelle. À chaque année, vous vous forcez à y croire, ou du moins à faire semblant d'y croire. Vous anônnez qu'il vaut mieux donner que recevoir alors qu'en réalité vous préférez et de loin recevoir; vous subissez la parenté annuelle en soupirant intérieurement en anticipant la merveilleuse soirée en perspective de lavage de linge sale en famille en compagnie de la belle-mère castratrice, du beau-frère péteux de broue, des matantes et leur incessant persiflage lourd d'insinuations qui ne sont subtiles que pour leur esprits sous-développés... et tout ce joli monde imbibé d'alcool, question d'aider à délier les langues. Rien de tel que de prendre un petit coup avant de régler ses comptes.

Si votre vie est vide et votre famille dysfonctionnelle, la solution c'est de vous évader dans le matériel. Ça doit être ça le truc, ils le disent dans les annonces. Bombardez vos ados de coolitude éléctronique et vos plus petits de piles non comprises, "offrez" un micro-ondes à votre conjoint-e tout en maintenant l'illusion que vous ne vous faites pas un cadeau par personne interposée, achetez vous une minivan et partez en balade avec votre petite famille pour communier avec eux; ah, et bourrez-les de surgelé préparé avec amour. Évidemment, vous allez être obligé de vous endetter jusqu'au cou pour pouvoir payer tout ça, mais qu'à celà ne tienne, vous aurez qu'à faire des semaines de 70 heures. À ce train-là vous aurez pas beaucoup de temps à consacrer à vos familles, mais c'est pas grave, ils se planteront à journée longue devant la belle plasma HD qu'ils vous ont offert à Noël en se souvenant peut-être de vous.

Noël est une charade burlesque disneyienne où s'il n'est pas nécéssaire au Père Noël d'exister pour qu'on y croit, il est indispensable d'y croire pour qu'il se mette à exister.

Oui, j'ai fini, vous pouvez aller déballer vos cadeaux.

22 septembre 2007

Plus ils sont pressés, moins ils vont vite

J'ai souvent l'occasion de passer sur la piste cyclable du boulevard René-Lévesque, et de traverser l'intersection Papineau. Et c'est inmanquable, y'a toujours un gorleau qui passe sur la fin de la verte, ou même la jaune en espérant que la file sur Papineau avance; résultat, notre génie se retrouve coincé en plein milieu de la rue et bloque toute la circulation sur René-Lévesque. C'est un scénario qui se répète à toutes les intersections à la grandeur de la ville, mais sur celle-là c'est vraiment chronique, à cause de la courte distance entre St-Antoine, René-Lévesque et Ste-Catherine, et aussi à cause du volume de véhicules qui arrive de la 720 et veulent aller sur le pont Jacques-Cartier.

En fait ça se reproduit pratiquement à chaque cycle; je me souviens d'une fois où un de ces grands esprits a bloqué le passage à un dix-huits roues et s'est retrouvé avec le fender du camion tellement collé dans la fenêtre du passager qu'il était obligé de se pencher pour voir le logo Kenworth. Je suis sûr qu'à ce jour ses oreilles bourdonnent encore des suites du concert diesel que lui avait offert les huit mille chevaux du poids lourd contrôlés de main de maître par le routier particulièrement doué dans l'art de tourner le moteur sous compression pour un rendement sonore optimal. À son crédit, je dois dire qu'il a fait preuve d'un sang-froid exemplaire en regardant droit devant lui et en affectant d'ignorer avec soin les quarante tonnes de métal enragé qui se rapprochaient centimètre par centimètre avec des petits soubresauts hystériques et en émettant des chuintements menaçants; à peine ses doigts sont venus un peu plus pâles et sa tête un peu plus enfoncée dans ses épaules quand notre facétieux camionneur a délicatement tiré à deux mains sur le klaxon, faisant ainsi sursauter tout le monde à dix pâtés de maison.

Honk CityBref, un bel après-midi, j'arrive à l'intersection et tout en attendant la verte, je constate qu'encore une fois, la portion de la rue Papineau entre Ste-Catherine et René-Lévesque est pleine, et je regarde l'automobiliste qui attend au coin, convaincu qu'il va s'essayer même s'il a pas de place et qu'il va rester coincé comme un con en plein milieu du boulevard lorsque la lumière va virer rouge; mais à ma grande surprise, et probablement juste pour me contredire il attend sagement que la voie se libère avant de traverser. Pourtant ce n'était sûrement pas l'envie qui devait lui manquer; il y a quelque chose de quasiment contre-nature dans l'acte de rester sans bouger en voyant une lumière verte; peut-être qu'il y avait des feux de circulation à l'ère jurassique et que la mémoire nous est restée plantée dans un recoin de notre cerveau reptilien: "vairre avanse. rouje arraîte. ugh." (il devait pas y avoir de jaune, parce qu'on semble jamais savoir quoi faire quand on en voit une: crisse les brakes, crisse le gaz..)

L'automobiliste qui le suivait semblait beaucoup plus déterminé à céder à ses instincts primaires: il klaxonnait et vociférait en faisant des grands gestes enjoignant le conducteur devant lui à avancer est verte tabarnak tu vois ben qu'est verte allume crisse. C'est un fait scientifiquement prouvé, Homo Sapiens voit son Q.I. baisser de 30 points la minute qu'il se retrouve avec un volant dans les mains; dans le cas de notre zygoto, ça avait plus l'air de 60 points. Peut-être qu'il était inquiet de voir descendre le taux de stupidité ambiante en voyant l'autre refusant d'avancer et qu'il se sentait obligé d'être imbécile pour deux question de conserver la moyenne; heureusement personne d'autres aux alentours ne s'est mis à agir avec un bon sens manifeste, parce que je vois mal comment il aurait pu s'arranger pour compenser pour un troisième. Des plans pour qu'il sorte de son char en aboyant et se mette à zigner sur la jambe de quelqu'un.

Lorsque le feu a changé, la file avait pas bougé et s'ils avaient avancé, les deux conducteurs se seraient ramassé en plein milieu du boulevard à faire face au concert habituel de klaxons. Je suis reparti en regardant la file, puis le zigneux en arrière, puis la file, comme ça trois ou quatre fois; j'ose espérer qu'il a catché le sens de mon regard, mais je suis pas trop optimiste. J'imagine qu'il est allé se venger plus loin en bloquant la rue Ste-Catherine.

13 décembre 2006

L'équipée sauvage

Il y a une publicité qui tourne de ce temps ci, je sais pas si vous l'avez vu; c'est au sujet de je ne sais plus quel VUS, et le thème c'est "si on tournait toujours à gauche, où est-ce que ça nous mènerait?", et on y voit des petits-bourgeois partir à la bohème avec force sourires béats et cheveux au vent à la découverte de sites enchanteurs et inaccessibles, en tournant toujours à gauche. Ça m'a inspiré, et j'ai décidé de tenter l'expérience: moi aussi je veux faire comme les cravates et me prendre pour un explorateur de la frontière sauvage.

Évidemment j'ai pas vraiment les moyens de me payer un Rav4 – ou c'était tu un Murano? Crisse, ils se ressemblent tous – déjà que juste m'acheter un pneu pour mon vélo va mettre mon budget sur la corde raide, mais qu'à cela ne tienne, j'irai à pied. Pas de carte, pas de bagages, au petit bonheur et à la fortune du pot: on part tu à l'aventure ou ben on part pas? Voici donc le compte-rendu de cette formidable expédition, que je vous décrirai au jour le jour.

JOUR 1: On tourne à gauche! – C'est aujourd'hui qu'a vraiment débuté mon aventure, alors que j'ai entamé mon premier virage à gauche. Déjà les difficultés commencent alors que je suis acueilli par le climat hostile du pays; par ici, le temps alterne entre il vient de pleuvoir, il va pleuvoir, et il pleut. J'entreprends de remonter le cours de la rue Cuvillier, l'esprit aux aguets. Flaques d'eau infranchissables, crottes de chien tapies dans la pénombre, les dangers ne manquent pas pour le voyageur imprudent.

JOUR 1: À gauche toute! – Mon expédition prends un tournant sous le signe de la témérité alors que je m'engage résolument dans la ruelle longeant au sud de la rue Adam: sortons des sentiers battus! Ici les flaques sont plus nombreuses et plus profondes; le silence est pesant, oppressant, entrecoupé seulement par les rumeurs de lointaine circulation apportées par le vent, ainsi que par les rythmes primitifs d'une musique rudimentaire martelée par les subwoofers d'une tribu de casquettes célébrant quelque rite barbare dans la cour arrière de leur triplex. Je presse le pas, inquiet des légendes racontant les effets débilitants sur le cerveau humain de ces mélopées issues d'esprits incultes et atrophiés.

JOUR 1: Prends à gauche! – Je descends maintenant le cours de la ruelle entre Cuvillier et Davidson. J'ai eu le privilège d'assister à un événement rarissime, alors que les nuages grisâtres jusque là omniprésents se sont quelque peu écartés afin de laisser pointer un timide rayon solaire. La lumière blafarde qui envahit soudainement la ruelle confère au paysage un aspect surréaliste, alors que les rares pousses de gazon ça et là se dressent fiévreusement afin de profiter de la moindre parcelle d'ultraviolets à se mettre sous la dent. Au loin, quelques enfants courent vers leurs habitations en poussant des piaillements, terrorisés par la "grosse boule de feu dans le ciel". Le phénomène est toutefois fort éphémère, et la nature a tôt fait de reprendre ses droits alors que les nuages reviennent en force pour replonger le décor dans la pénombre. Décidément, je suis au pays où habite la pluie.

JOUR 1: Toujours à gauche! – J'ai atteint le confluent de la ruelle au nord de Sainte-Catherine. Ici, je suis au fin-fond de la brousse, au coeur du Hochelaga-Maisonneuve profond encore intouché par la gentrification galopante qui a envahi le quartier par le nord au cours des dernières années. C'est dommage que l'on ne soit pas au printemps, alors que la fonte des neiges, les déguerpissements de locataires et le manque total de civisme des habitants du coin transforment à chaque année la ruelle en un décor de zone sinistrée digne de Katrina ou des pires tsunamis. Mais même sans les montagnes d'immondices printanières, le paysage garde son aspect frustre: ces clôtures branlantes, ces escaliers et balcons vermoulus, ces cours asphaltées dont les fissures laissent poindre quelques misérables pissenlits et touffes de chiendent, ces triplex éventrés par d'anciens incendies aux fenêtres placardés de plywood moisi, tout nous rappelle la sauvagerie encore vierge de ce quartier peuplé de travailleuses autonomes, de maisons de chambres et de bars karaoke miteux. J'aperçois au loin une tribu d'indigènes criant "les pantalons rouges sucent!" ou quelconque autre cri de guerre. Je décide de presser le pas avant qu'ils ne décident de venir me taxer ma casquette des Expos, ce qui me forcerait à les abattre; je préfère éviter la confrontation, car je me répugne à tuer des animaux.

JOUR 1: Et enc... oui, c'est ça, à gauche. – De retour à un semblant de civilisation, alors que j'émerge de la ruelle pour m'engager de nouveau sur Cuvillier. Mon coeur bat la chamade en anticipant toutes les folles aventures qui ne manqueront pas d'arriver. Quelles découvertes fascinantes vais-je encore faire? Homa, la dernière frontière.

JOUR 1: Oui, bon, on a compris. – Il semble bien que mon expédition est arrivée à terme un peu prématurément: je suis en train de remonter l'escalier qui mène à mon appartement. Je suis franchement déçu: en tournant toujours à gauche j'étais censé découvrir un tombeau de pharaon aztèque au coeur de la toundra amazonienne. J'ai dû me tromper quelque part, pourtant j'ai bien fait comme dans l'annonce. Peut-être qu'ils se sont trompés, et qu'il faut toujours tourner à droite. Mais non, je déconne, je vais juste refaire le même chemin en sens inverse.

C'est donc ben niaiseux c't'annonce-là. Quand tu tournes toujours dans le même sens, tu tournes en rond, c'est tout. Ah, ces cravates...

16 février 2006

En vrac

Eeesh. Je viens de voir mon voisin en bobettes en pelletant l'escalier arrière; c'était pas beau à voir, j'en ai encore des sueurs froides. Il y a de ces spectacles qu'un être humain ne devrait jamais avoir à subir.

Imaginez une baleine dans un aquarium, en chemise et bobettes, tout en gardant à l'esprit que la comparaison est carrément insultante pour les baleines. Non, mettons le blob, comme dans les films d'extra-terrestres des années cinquante. Ou encore le Bonhomme Michelin avec la tête du Pingouin, pas l'original, mais celui du film avec Danny DeVito. ...l'horreur......... l'horreur........

Enfin, n'y pensons plus, j'en dormirai pas de la nuit.

J'ai lancé un nouveau blog, un site de fausses nouvelles dans le style The Onion, mais en français; je reprend en fait la formule originale du Toaster que j'avais lancé en 2002. Vous avez d'ailleurs peut-être remarqué le lien dans la colonne. Le montage a pas été de tout repos, alors que je me suis mis dans la tête de faire une mise en page en trois colonnes en n'utilisant que des boîtes <div>. Éventuellement il a bien fallu me rendre à l'évidence et réaliser qu'Explorer est un tas de marde en putréfaction déguisé en fureteur et qu'il y a rien à faire avec. Explorer pour Windows s'entend, parce qu'avec la version Mac j'ai pas eu de problème. (cou donc, j'ai pas déjà dit tout ça l'année dernière? Ça y est, je radote, je suis rendu gâteux. tempus fugit...)

De toutes façons j'ai réglé le problème: une table à deux colonnes à gauche, et une boîte qui flotte à droite. Merde aux puristes, j'encule les puristes, leurs femmes et leurs flos avec. Ça marche et c'est ça qui compte.

En terminant, j'aimerais sacrer une grande baffe en arrière de la tête de je sais pas trop quel fonctionnaire zélé qui a décidé de barrer les utilisateurs de IE pour mac du site de nouvelles de Radio-Canada. Premièrement quand tu dis "Nous vous invitons à télécharger les dernières versions de Firefox ou Safari", il faudrait peut-être te rappeler que le terme "inviter" tend à impliquer un libre choix, et que de plus, il y a pas de Firefox ou Safari pour OS9, fa que chu fourré d'aplomb moi là. Deuxièmement, quand tu dis "Le site comporte des fonctionalités non supportées par votre navigateur" faudrait préciser qu'en fait la seule fonctionalité qui m'empêche de consulter le site est justement le script de redirection. En désactivant les javascripts, j'ai pu accéder sans problèmes. Bon, j'ai vu des cases vides, et la mise en page craint un peu, mais j'ai pu me lire les nouvelles tranquillement et en toute impunité. Bouhahaha j'ai hacké le site de radio-canne!

C'est ça le problème avec ce genre de paternalisme en vogue de la part de nos institutions: il y en qui insistent pour te mener par la main et te montrer le droit chemin, mais eux-mêmes semblent pas vraiment savoir où ils vont.

29 décembre 2005

La maudite machine

Je pense qu'il y doit y avoir trois Mac de défectueux dans toute la province, et c'est moi qui est tombé dessus. Ça fait deux semaines que je suis pogné avec un vieux crisse de casseau beige, rapport que mon motherboard est kaput. À moins que ce soit mes barrettes de RAM. Toujours est-il qu'en attendant que ça soit réparé je fonctionne avec un 6100. Le Power Mac 6100, mesdames et messieurs! 40 megs de mémoire vive!!! 60 mhz de pure vitesse processive!!! 500 megs d'espace disque!!!!!! 1700$!!! (US!!!!) Une machine de rêve!!!!! C'est tellement perfectionné, j'ai même plus besoin de me casser la tête à surfer le web, j'ai juste à carrément télécharger l'internet au complet et le consulter tranquillement dans le confort de mon foyer, non mais c'est pas des farces.

Oui, bon 1700 piasses en 1994; aujourd'hui j'aurais du mal à avoir un cinq pour. Eh misère... l'erreur est peut-être humaine, mais pour vraiment fucker le chien ça prend un ordinateur. Le papier et le crayon, c'est peut-être pas vite mais ça plante jamais.

Mais c'est pas pour ça que je vous néglige: je savais juste pas quoi dire. Et puis ça me tentait pas. Pis bon, je suis pas mal flanc-mou, voilà, je l'ai dit, vous êtes content là? D'ailleurs je sais toujours pas quoi dire, et ça me tente moins que jamais, mais il fallait bien que je poste quelque chose, déjà qu'à un mois et demi sans poster j'ai battu mon record. De plus, j'en entends m'insinuer que j'ai pas vraiment l'esprit des fêtes. Ah ouais? Ben mangez un char de noël et allez donc tous année, c'est tu assez dans l'esprit des fêtes à votre goût ça?

Ah, et pis crissez vous la dans les Rois, quek'chose, c'est la fête, on se làche lousse.

1 novembre 2005

Oui allô...

Pas de joke, j'ai vraiment reçu cet appel:

- Allo?
- Oui, est-ce je pourrais parler à monsieur ou madame Brière?
- Oui.
- Bonjouuur, ça va bien?
- Oui.
- Êtes vous pressé?
- Oui.
- Okay, on va vous rappeler plus tard!
Clic.

J'ai mon crisse de voyage. Je suis tellement rendu antipathique que les télémarketeurs me raccrochent au nez. Non mais faut le faire. Si au moins je l'avais traité de charrue ou de truie, mais non, juste un soupçon d'air bête.

Farce à part, ils sont pas gênés: c'est censé être moi qui leur raccrochent au nez, pas le contraire. Le prochain qui m'appelle, il va m'entendre, pas de farce, il va se sauver de son cubicule en hurlant.

15 septembre 2005

Un sujet! Trouvez moi un sujet quelqu'un

En regardant la date, je constate que ça fait plus qu'un mois que j'ai pas blogué. L'ennui c'est que je sais pas trop quoi dire. Là comme je vous parle, je sais même pas comment je vais finir ma chronique. En fait, je sais même pas comment va finir cette phrase; je croyais que j'allais finir par le mot phrase, mais non, je fais exprès de rajouter mais non pour être sûr de pas finir ma phrase avec phrase, et c'est exactement le genre de niaiseries qui sont capables de me faire aller pendant des heures, ça fais que je vais arrêter ça là.

Il y a des mois comme ça où j'ai aucune inspiration. Je pourrais toujours me rabattre sur l'actualité, mais qu'est-ce que je peux bien dire qui n'a pas déjà été dit, redit, reredit et contredit dans les médias et la blogosphère? Sans parler de balconville; tout le monde et sa grand mère sait comment tout marche, c'est quoi exactement le problème avec la société et comment régler ça, et ils savent tout ça mieux que moi, particulièrement ceux qui copiaient sur moi à l'école. Ça me fait toujours sourire d'entendre les belles grandes théories politico-sociales de quelqu'un qui aurait peut-être jamais passé sa sixième année si j'aurais pas été là pour l'aider.

Bon, de quoi vous voulez que je parle? L'ouragan Katrina? Bof. New Orleans, les Gonaïves, les tsunamis l'hiver passé, le 11 septembre... à force de voir des désastres en direct, j'en suis rendu franchement blasé; à chaque fois j'ai l'impression de regarder un nouvel épisode du même reality show. De toutes façons, c'est la faute à Bush, c'est lui qui a provoqué l'ouragan pour fournir des contrats à Halliburton. C'est ça que vous vouliez entendre, vous êtes contents, là?

OK, quoi d'abord? La grève dans les écoles? Je m'en sacre, j'ai pas d'enfants. Le prix de l'essence? Je m'en crisse, je suis en vélo. La course à la chefferie du PQ? Je m'en contrecâlisse, je vote Bloc-Pot. La nomination du juge Roberts à la cour suprêBOMrrrzzzzronnnzzzzzzz....

Et si je partageais mon quotidien? Ce matin (aux alentours de midi et demie), il m'est arrivé une aventure incroyable. Comme il m'arrive à l'occasion, voilà t-il pas qu'il me vient une envie de me faire des oeufs à la coque. Non, c'est de la bullshit, c'est pas parce que j'en avais réellement envie, en fait c'est à peu près rien que ça qu'il y avait dans le frigidaire, mais bon. Toujours est-il que je mets mes oeufs à l'eau, part le rond, et... et non, c'est chiant, plate comme un discours du trône, là c'est vous autres qui allez tomber endormis.

Peut-être si j'y met du style? Or donc, les oeufs bouillonnent frénétiquement dans l'élément liquide, innocents rejetons de poule humblement offerts en sacrifice à la sustenance de l'insigne hominidé que je suis, mangé ou être mangé, ô mystère éternel du grand cycle de la vie. Pendant que s'effectue l'immolation, je m'absorbe sans vergogne aucune dans l'observation de l'accomplissement d'un autre rituel immémorial, à savoir les efforts sudorifères et tonitruants d'un fier représentant de la classe Homo Erectus s'évertuant à plonger son engin au gabarit improbable dans la matrice humectée et frémissante d'un capiteux spécimen femelle de la dénomination Homo Siliconus, qui tout en poussant de longs gémissements plaintifs dont on devine à peine le caractère fictif, se cabre avec des convulsions spasmodiques qui secouent ses chairs pulpeuses et courbatives, offrant avec ostentation aux voyeurs emoustillés le spectacle impudique de ses plantureux et non moins improbables attributs glandulaires, que dans un accès de fôlatre légèreté me viens l'idée saugrenue d'affubler respectivement des vocables "Hindenburgh" et "Graf Zeppelin".

Tout absorbé dans ma contemplation de l'acte mystique se projetant sur mon écran d'ordinateur qui en rougit de honte et de plaisir, j'en oublie mon repas qui a de loin outrepassé le laps de temps généralement considéré comme convenant à cette opération culinaire; m'attendant à retrouver mes oeufs transformés en boules de caoutchouc indigeste, ô stupéfaction, ils sont parfaits! Tendres, fermes, et je peux les écaler, il y en a aucun de craqué, tsé des fois quand tu viens pour écaler des oeufs pis qu'ils sont baveux, t'essaye d'enlever l'écale pis t'arrache la moitié du blanc, ça fait pas chier rien qu'un peu, ça fait que j'ai bouffé mes oeufs pendant que la grosse plotte sur mon ordi achevait de se faire fourrer dans le cul en gueulant comme une truie en chaleur pis en se gigotant les boules dans tous les sens, pis c'est ça l'histoire, ciboire on y passera pas la nuit quand même.

Coudonc, j'ai tu fumé de quoi? Non, sérieux, ça fait dur, c'est franchement n'importe quoi. Je m'excuse de vous avoir fait venir ici pour rien et de vous avoir fait perdre du temps que vous auriez pu passer à visiter fuckyouandyourmama.com; j'essayerai de faire mieux la prochaine fois. Tiens, dans mon prochain post, je vous parlerai de la fois ou j'ai chié un étron de dix pouces de long qui ressemblait à la Vierge Marie, mais je l'ai flushé con que je suis, j'aurais dû le garder dans du plastique et le vendre sur E-Bay.

28 juillet 2005

Quelques petites vites

Bon, ben fuck Weborama, je retourne avec Xiti. C'est ben beau dire que c'est un service gratuit, et je comprends que la publicité est leur moyen de financement, mais les pubs qui flottent partout sur ma page, eh oh, pousse mais pousse égal, trop c'est trop; c'est pire que les pop-ups. Je trouve que c'est rendu au point où leur service gratuit est pire que pas avoir de service du tout.

J'ai mis mes bannières sur une note séparée (celles qui s'affichent en haut en alternance), pour ceux que ça leur tente pas de rafraîchir la page un dizaine de fois pour toutes les voir. Cliquez ici ou simplement sur la bannière pour la collection complète.

Le documentaire "Stupidity" a été rediffusé à Newsworld en fin de semaine; c'est en passe de devenir mon documentaire favori de tous les temps. Le nom que je cherchais dans une note précédente est celui d'un biologiste et sociologue, James F. Welles. Comme je le mentionnais, il proposait le principe que la croyance et la stupidité était liée par un mécanisme commun, à savoir que l'information qui tend à confirmer la croyance est retenue, mais celle qui met la croyance en péril est rejetée. Si d'autres l'ont dit bien avant lui («il n'est pire aveugle que celui qui ne veut rien voir»...), personne n'avait entreprit d'observer le phénomène autant en profondeur.

Enfin, un message personnel: à celui ou celle qui a perdu un cd ("Red, white and Crue") de la Bibliothèque Nationale au coin Adam et Nicolet (ou Chambly, Valois... pas sûr), j'ai une bonne nouvelle et une mauvaise. La bonne c'est qu'il s'est pas fait marché dessus ou écrasé par un char. La mauvaise c'est que t'as pas de goût: non mais franchement Mötley Crüe, c'est tu assez quétaine; à quoi t'as pensé? J'irai le porter mets que je passe à la bibliothèque, mais question de savoir s'il est en bon état, j'en ai aucune idée parce que je l'ai pas fait joué, et j'en ai aucune intention non plus, il en est pas question, over my dead body.

20 juillet 2005

Il était une fois

Oui, je sais, il y a une ostie de publicité laide qui flotte au dessus du texte. C'est Weborama qui a eu cette idée charmante, ils ont besoin d'argent j'imagine. C'est pas vrai, ils se sont donnés le mot. Bon, je les engueule et si ça s'arrange pas, je les flushe, crisse ça va faire.

J'ai été à la bibliothèque nationale la semaine passée. Après avoir habilement évité des tonnes de vitre qui me tombaient par la tête (mais non, je niaise), je me suis rendu dans la section des microfilms à la collection nationale. Saviez vous que si vous avez déjà écrit dans un journal étudiant, c'est peut-être archivé par la bibliothèque? En fait, toutes les publications jamais parues au Québec, si elles ont un dépôt légal (un numéro ISBN), sont conservées aux archives nationales pour la postérité. J'en ai profité pour récupérer quelques unes de mes erreurs de jeunesse, publiées originallement en 1983 et 1984 dans le Mon Vieux Réal le journal étudiant du Cégep du Vieux-Montréal. Je les ai scannés et retapés, et elles sont maintenant en ligne: voici donc soumises à vos regards ébaubis, ébahis et abasourdis, en primeur, en exclusivité et en grande première et surtout gratis ma gang d'ostie de profiteurs, les palpitantes aventures d'Aventure, ainsi que les non moins palpitantes séquelles, le retour d'Aventure. Yé.

Ouais bon, en fait de palpitant... Si vous vous figurez que ça va aller quelque part éventuellement, ben non, vous allez être déçu, je vous le dis tout de suite, ça va strictement nulle part. Nowhere fucking fast. Et si vous vous posez la question à savoir mais kossé que je pouvais ben fumer dans ce temps-là, ben demandez-le moi pas, je m'en rappelle plus; mais ça devait pas être du bon stock. eeesh.

Il faut vous dire que tout ça était bourré d'inside jokes, et toutes vous les expliquer prendrait trop de temps (sans parler du fait que je me les rappelle pas toutes; j'en ai perdu des bouts en 20 ans), mais je vais quand même essayer de vous donner un survol rapide: le directeur général s'appellait Sylvestre (son prénom m'échappe; Roger? Robert?); l'auditorium s'appelait Tritorium ou plus familièrement "trito". C'était l'époque des aires ouvertes où l'on pouvait suivre quatre cours en même temps dans des locaux qui n'étaient séparés que par des cloisons mobiles. Quand à l'association étudiante, ben elle était pas mal amorphe dans le temps, et il faut dire que la gang de nihilistes du journal faisait rien pour aider non plus.

Pour ce qui est de Thor, ben c'était la divinité de mon personnage de prêtre dans une game de dongeons et dragons; d'ailleurs tout l'épisode no 9 vient de là. Oui, je sais, c'est franchement n'importe quoi, même une fois expliqué.
(parodie) Annonces iglou iglou iglou

Quoi, vous en voulez encore?