30 janvier 2012

Un nouveau genre de super-héros

L'an dernier, la Ligue Nationale s'était associée avec Stan Lee de Marvel Comics et ensemble ils avaient formé le projet de concevoir un super-héros pour chaque équipe de la LNH. Chaque vengeur porte les couleurs de son équipe et possède un super-pouvoir qui lui est associé. Ainsi, Super-Lightning contrôle les éclairs, Super-Flyer présumément est capable de voler, et on suppose que Super-Canadien possède le don de mimétisme qui lui permet de prendre l'apparence d'une glorieuse équipe.

Ça semblait une bonne idée au départ, mais au bout du compte c'est un peu poche. Je suis sûr qu'on peut faire mieux, et puisque rendu là vous avez probablement compris où je veux en venir vu que vous avez triché en regardant les illustrations avant d'avoir terminé le paragraphe, alors coupons donc court aux préliminaires et chantons tous en choeur:







Bon, on fera pas le thème au complet. Ah come on, depuis le temps, vous vouliez tous le faire le gag; Bettman, Batman, vous osiez pas le faire, c'était trop facile. Ben je le fait. Alors voici les aventures de Bettman, le commissaire masqué, combattant le crime et les agents libres sans compensation. Le jour, il est l'humble dirigeant d'une ligue professionnelle de hockey, mais la nuit il est aussi l'humble dirigeant d'une ligue professionnelle de hockey, sauf que là il le fait en portant un masque et un costume de rongeur volant.

Voyez les péripéties rocambolesques des aventures de Bettman et admirez ses exploits superhéroïques alors qu'il







Heureusement, son fidèle bras droit est toujours prêt à le stimuler. Et lorsque son bras droit se fatigue, son fidèle assistant est toujours prêt à prendre la relève.



Suivez ses aventures remplies de péril, de danger et de tracasseries bureaucratiques alors qu'il se mesure à toutes sortes d'ennemis patibulaires et pas sympathiques non plus:









Okay, il sont tous plus ridicules les uns que les autres, notre héros n'étant pas le moindre, mais bon je travaille pas exactement avec du matériel top prestige; j'aimerais bien avoir Clark Kent à ma disposition, mais à défaut de quoi il faut bien faire avec ce qu'on a. Mais admettez-le, il est quand même mieux que le Batman original. Crisse, les karmadors ont l'air bad-ass en comparaison:



Au cas où il vous faut un dessin, non c'est pas femme-chat qu'il a aperçu. Et c'est pas Mariloup Wolfe non plus.

Dans un autre ordre d'idée, le Sphinx est dans la marde:

18 novembre 2011

Black Friday

Désolé de vous décevoir, mais il ne s'agit pas de magasinage, ou de la toune de Megadeth. Je parle plutôt du phénomène viral Rebecca Black. Vous avez sûrement entendu parler de son vidéoclip et du mouvement de haine qu'il a engendré. Vous avez peut-être visionné le vidéo en question; si ce n'est pas le cas, soyez avisé que non seulement c'est une torture, mais c'en est une qui risque de provoquer un effet de dépendance. Il y a une partie de votre cerveau qui va dire "ah non, c'est abominable, arrête ça tout de suite", et l'autre qui va dire "mais non, c'est tellement mauvais que ça en devient bon, il faut le prendre pour rire".

Généralement, la première partie va remporter le combat en déclarant "fuck le deuxième degré, c'est juste trop pénible", mais ce n'est que partie remise alors que l'autre moitié va éventuellement vous forcer à y retourner, en vous défiant de le regarder jusqu'à la fin. Personnellement ça fait quatre fois que j'y vais et j'ai pas encore passé le premier refrain. C'est comme une envie irrésistible de se donner des coups de marteau sur le crâne, on se dit, oui, ça n'a aucun sens, mais ça fait tellement de bien quand on arrête.



À prime d'abord il n'y a pas de quoi fouetter un chat. C'est somme toute la même merde autotune-lipsync-sparages devant un écran bleu, même si en dix fois pire, que l'on entend à coeur de journée sur NRJ la radio des twits. Sauf que, écoutez lorsqu'elle se risque à une version "unplugged" de son hit, puis de l'hymne national: surprise, la pucelle, elle peut chanter! Bon, on s'entend tout de suite, c'est pas Tina Turner, on l'entendra jamais chanter "Memory" de Cats sur les planches de Broadway, mais quand même, j'ai entendu pas mal pire. En fait, disons-le carrément, elle pas mal meilleure sans l'aide d'autotune qu'avec.

Je pense que c'est au bout du compte ce qui fait d'elle la synthèse de tout ce qui cloche avec la culture populaire actuelle. Les poseurs du top 40 ont tellement bien fait une job de s'accaparer succès et célébrité malgré leur évidente absence de réel génie ou même souvent de quelconque semblant de talent, que des gens qui ont quelque peu de prétentions artistiques se sentent obligés de recourir aux artifices de ces ratés afin de de s'accaparer leur moment de gloire. Les gens assez doués pour s'élever au-dessus de la médiocrité ont développé une peur morbide de vexer les médiocres et leur illusions pseudo-démocratisantes de l'accessibilité universelle à la performance artistique, au point qu'ils pensent ne plus avoir le choix de jouer le jeu et de se rabaisser à leur niveau.

Les Black-Eyed Peas vendaient dix fois moins d'albums à l'époque qu'ils étaient un des rares décents groupes de hip-hop que depuis qu'ils ont sauté à pieds joints dans le bandwagon de cette cochonnerie d'autotune; exemple spectaculaire de nivellement par le bas, c'est le moins qu'on puisse dire. Si j'avais de l'argent, je mettrais la tête de l'inventeur de cette sacrament de bébelle à prix, mort ou vif. Fuck that, mort ou mort.

Heureusement, il y a encore des authentiques qui réussissent à fourrer le star-système et à se mériter une place sous les réflecteurs. Et puisque j'ai mentionné "Memory", allez donc voir un moment épique sur toitube, et je voudrais mentionner en passant que cette nouvelle mode de désactiver l'intégration des vidéos me fait un peu chier.

Et maintenant, de retour à Megadeth "It's Black Friday, paint the devil on the wall, the devil the devil the devil on the wall!!!" YEAAHH

23 octobre 2011

La fin du monde suite et fin (enfin)

Ben c'est ça, pas de fin du monde pour hier non plus. Ça commence à être barbant tout ça alors je vais clore la discussion avec ce post parce que ça me tente pus de parler de Camping. T'as pogne-tu? tente, camping... okay je la ferme ma yeule.

Si la fin du monde est un sujet dont vous ne vous lassez pas, allez faire un tour sur echolalie.org pour une liste de fins du monde; et si vous lisez l'anglais, ne manquez surtout pas le site d'Alma Geddon, c'est à se tordre de rire.

Ou encore, si vous voulez vraiment freaker, consultez ces prédictions réalistes de la fin du monde, qui sont doublement angoissantes par le fait que de un, on ne sait pas quand elles vont frapper, et de deux elles représentent des menaces bien réelles.

Quelqu'un, quelque part est en train de tripoter sa Bible ou les quatrains, ou les prophéties maya de Saint Malachie le Sumérien à la recherche d'un code de Révélation mystique qui lui permettra de chier une date sortie out of the fuckin blue pour la fin du monde, et va se trouver à tomber pile sur la bonne date, ce qui fait qu'il va se mettre à se prendre véritablement pour un authentique prophète, alors qu'on sait tous pertinement qu'il n'a pas plus de mérite que s'il avait pigé les bons numéros à la 6/49.

Je considère cette notion comme la plus déprimante de toutes. On pourrait trouver consolation dans le fait qu'il ne restera pas assez longtemps pour nous barber avec son attitude, mais vu qu'on va tous être trop occupés à succomber la gueule ouverte, je vois pas vraiment l'intérêt. Quel monde injuste. Je hais les prophètes, je leur souhaite de crever oubliés de tous dans des morts banales et sans envergure.

Ah, pis allons-y avec une chanson, ça va nous remonter le moral

It's the end of the world as we know it (And I feel fine)
R.E.M

That's great, it starts with an earthquake, birds and snakes, an aeroplane - Lenny Bruce is not afraid.

Eye of a hurricane, listen to yourself churn, world serves its own needs, dummy serve your own needs. Feed it off an aux speak, grunt, no, strength, ladder starts to clatter with fear fight down height. Wire in a fire, representing seven games, a government for hire and a combat site. Left of west and coming in a hurry with the furies breathing down your neck. Team by team reporters baffled, trumped, tethered cropped. Look at that low playing! Fine, then. Uh oh, overflow, population, common food, but it'll do. Save yourself, serve yourself. World serves its own needs, listen to your heart bleed dummy with the rapture and the revered and the right - right. You vitriolic, patriotic, slam, fight, bright light, feeling pretty psyched.

It's the end of the world as we know it.
It's the end of the world as we know it.
It's the end of the world as we know it and I feel fine.

Six o'clock - TV hour. Don't get caught in foreign towers. Slash and burn, return, listen to yourself churn. Locking in, uniforming, book burning, blood letting. Every motive escalate. Automotive incinerate. Light a candle, light a votive. Step down, step down. Watch your heel crush, crushed. Uh-oh, this means no fear cavalier. Renegade steer clear! A tournament, a tournament, a tournament of lies. Offer me solutions, offer me alternatives and I decline.

It's the end of the world as we know it.
It's the end of the world as we know it. (It's time I had some time alone)
It's the end of the world as we know it (It's time I had some time alone) and I feel fine.
(I feel fine)

It's the end of the world as we know it. (It's time I had some time alone)
It's the end of the world as we know it. (It's time I had some time alone)
It's the end of the world as we know it (It's time I had some time alone) and I feel fine.

The other night I dreamt of knives, continental drift divide. Mountains sit in a line, Leonard Bernstein. Leonid Brezhnev. Lenny Bruce and Lester Bangs. Birthday party, cheesecake, jelly bean, boom! You symbiotic, patriotic, slam book neck, right? Right.

It's the end of the world as we know it. (It's time I had some time alone)
It's the end of the world as we know it. (It's time I had some time alone)
It's the end of the world as we know it (It's time I had some time alone) and I feel fine.

It's the end of the world as we know it.
It's the end of the world as we know it.
It's the end of the world as we know it (It's time I had some time alone) and I feel fine.

It's the end of the world as we know it. (It's time I had some time alone)
It's the end of the world as we know it. (It's time I had some time alone)
It's the end of the world as we know it (It's time I had some time alone) and I feel fine.

It's the end of the world as we know it. (It's time I had some time alone)
It's the end of the world as we know it. (It's time I had some time alone)
It's the end of the world as we know it (It's time I had some time alone) and I feel fine...

Ou pas.

6 octobre 2011

Courrier des lecteurs

Bonjour!

Bonjour

Je voudrais juste vous remercier pour votre excellent blog letoaster.blogspot.com. J'ai lu votre premier post "Le Toaster" et après j'ai passé une heure entière à découvrir votre blog :) Votre style est clair, passionnant, accessible.

Merci, c'est flatteur. Je suis content de voir que j'ai retenu ton attention pour une heure entière... attends donc un peu, j'ai jamais écrit de post intitulé "Le Toaster" moi.

J'ai bcp aimé votre post "Dix ans plus tard".

Ah bon? 160 messages et celui qui a attiré ton attention est celui où je me suis contenté de copier-coller les paroles d'un hit des années 70? J'ai comme un doute: serais-tu en train de me rire dans la face?

En fait, je travaille dans la société nom de la compagnie merdique supprimé. Nous référençons les offres d'emploi dans le monde entier.

Mon travail consiste à persuader des bloggeurs d'ajouter les liens vers notre site.

Okay..... c'est bon, je viens d'allumer moi là

J'adore mon travail. Notre équipe est très unie. Le directeur est sympa. Mais malheureusement, je n'ai aucune idée comment persuader un bloggeur de mettre notre lien sur son blog. C'est pourquoi j'ai peur de perdre mon travail :(

Et maintenant, au lieu d'envoyer des milliers de lettres aux bloggeurs différents, je lis votre blog.

Je confirme, tu as aucune ostie d'idée comment convaincre ce blogueur de mettre un lien sur son blog. Et ça s'écrit «blogueur», soit dit en passant, madame la account manager.

Franchement, je ne suis pas tout à fait sûre que le lien vers notre site nom du site de mes deux supprimé soit convenable pour votre blog, mais si vous pouviez le mettre, je vous serais extrêmement RECONNAISSANTE!!! Notre site est vraiment génial pour chercher du travail.

Bonne journée à vous! Merci encore pour votre excellent blog. Bonne continuation!

Cordialement,


Yulia Durand
Account Manager

Je confirme encore une fois, ton site de spammeur n'est pas du tout convenable pour mon blog, et de mon côté je te serais extrêmement RECONNAISSANT!!!! d'aller te faire exciser à Chypre et de me sacrer patience.

Je vous avoue, j'ai failli marché. Au début, j'étais tout comme "ouiii, de l'attention, merci, encore". Jusqu'à ce que je remarque les incongruités mentionnées dans les titres de messages. Faut dire que je reçois pas souvent des lettres; je dis courrier des lecteurs pour faire genre, mais en fait il faudrait parler de courrier de la lectrice.

C'est vraisemblablement un juste retour des choses, vu que j'en envoie pas souvent de lettres d'encouragement non plus. En fait pour tout vous dire j'en ai jamais envoyé une seule.

Je suis un peu confus: d'un côté autant d'ingéniosité dans la programmation de son script-bot, ça force l'admiration. C'est tellement bien fait, il s'en aurait fallu de peu pour que je sois convaincu d'avoir affaire à une personne; juste un peu plus de chance dans le choix des posts. Mais d'un autre côté, profiter des sentiments des gens de cette façon, c'est tellement bas et vénal, ça laisse un arrière-goût d'excrément sur la langue; c'est au bout du compte franchement méprisable.

Savez-vous quoi m'ame Durand, fuck you, non seulement je placerai pas de lien vers ta compagnie, je vais ploguer l'annonce d'un de tes concurrents, et ce à titre tout à fait gracieux, juste pour te faire chier. Ça et parce qu'elle est drôle

11 septembre 2011

Dix ans plus tard

I'd love to change the world
Ten Years After

Everywhere is freaks and hairies
Dykes and fairies, tell me where is sanity
Tax the rich, feed the poor
Till there are no rich no more?

I'd love to change the world
But I don't know what to do
So I'll leave it up to you

Population keeps on breeding
Nation bleeding, still more feeding economy
Life is funny, skies are sunny
Bees make honey, who needs money, Monopoly

I'd love to change the world
But I don't know what to do
So I'll leave it up to you

World pollution, there's no solution
Institution, electrocution
Just black and white, rich or poor
Them and us, stop the war

I'd love to change the world
But I don't know what to do
So I'll leave it up to you

Je sais même pas si ça l'a vraiment rapport, mais tant pis.

(parodie) Annonces iglou iglou iglou

Quoi, vous en voulez encore?