Ce matin, l'émission de ligne ouverte à Quatre Saisons avait pour thème "Croyez vous aux ovnis?" Je l'ai pogné vers la fin, et je n'ai pas eu le loisir d'écouter les interventions sans nul doute pertinentes et pénétrantes des auditeurs, genre «Moâ, jeu neu croâ pas à ces niaiseries, je suis quelqu'un de sèrrrieux, moâ», ou encore «Gna, moé gni croé, moé gnen ai vu dans mon champ de blé d'inde!» Édifiant.
On est en droit de se demander est-ce que les gens qui affirment croire aux extra-terrestres sont plus épais que ceux qui affirment ne pas y croire, ou est-ce le contraire? Personnellement je dirais que c'est 50-50. Parce que voulez vous bien m'expliquer qu'est-ce le mot °croire° vient faire dans cette histoire? L'éventualité qu'une forme de vie intelligente existe ailleurs dans l'univers, et que celle-ci nous a visité, est une supposition, pas une croyance. Une théorie, une thèse. Une hypothèse à laquelle ont doit confronter les preuves disponibles afin de la confirmer ou l'infirmer. Lâchez-moi avec vos croyances, laissez ça aux moutons et autres esprits inférieurs.
Là, je voudrais mettre une autre chose au clair, pourriez vous le rentrer dans le cabochon une bonne fois pour toutes, à grands coups de bat de baseball si y faut: ovni est un acronyme qui vient de °objet volant non-identifié." Non-identifié dans le sens de qui n'a pas été identifié. Dans le sens qu'on SAIT PAS C'EST QUOI CÂLISSE! C'est pour ça qu'on dit que cet objet est NON-IDENTIFIÉ. C'est peut-être une soucoupe volante, c'est peut-être les bons et bénévolents extra-terrestres de la planète Santa Claus, c'est peut-être un avion, c'est peut-être un hélicoptère, un projet secret de l'armée américaine, un satellite, la planète Vénus, une mouette qui est tombée dans une cuve d'aluminium à Alma, mais tant que tu sais pas c'est quoi, ça peut-être n'importe quoi, parce que justement tu SAIS PAS C'EST QUOI, parce que l'ostie d'objet en question est NON-IDENTIFIÉ.
Ça va comme ça, tu catches-tu là? Épèle les lettres una à une: N-O-N-I-D-E-N-T-I-F-I-É. Si ça fait pas, je peux te le mettre en javascript style flash au néon. Anyway, pogne pas une crampe au cerveau, prends ton temps, laisse toi une chance.
Ça, ça veut dire en clair qu'une photo d'ovni ne constitue en rien une preuve d'existence des extra-terrestres, tout simplement parce qu'elle ne constitue une preuve de que dalle. Pour qu'elle soit une preuve de l'existence de quoi que ce soit, il faudrait qu'on puisse reconnaître qu'est-ce qu'il y a sur la sacrament de photo, et pour ça il faudrait pouvoir l'identifier. Et le jour où quelqu'un va arriver avec une photo ou une séquence vidéo où l'on voit clairement des petits bonshommes gris ou verts ou fuschia qui nous font des bye-byes par le hublot de leur appareil volant en forme de cap de roue de Cadillac 68 avec "FGRWWQUIIOUTFYYTF AIR FORCE" écrit dessus, ben c'est ben de valeur mais ça ne pourra pas être une photo d'ovni, parce que l'on aura identifié l'objet: ça va être une photo d'ovi.
Ça peut sembler pas très important comme nuance, mais je pense personnellement que le jour où tout le monde va finalement avoir compris, on va voir pas mal moins d'hurluberlus se mettre à sauter à pieds joints d'excitation en bêlant "Les E.T.! Les E.T.!!! Ils viennent nous sauver! Hourra!!!" à chaque fois qu'il voit la photo d'un spot de lumière floue dans le ciel nocturne. Tant qu'à moi les photos de taches me prouvent l'existence des taches et c'est tout. Je veux bien garder l'esprit ouvert, mais pour paraphraser Arthur C. Clarke, si vous voulez que je regarde vos crisses de photos de supposés vaisseaux extra-terrestres, assurez-vous que je puisse voir la plaque d'immatriculation.
30 mars 2006
28 février 2006
Roman-savon
Pas que je me suis fait influencer par qui que ce soit, mais il m'est venu comme ça l'envie d'écrire un roman-savon. Je sais pas encore comment ça va finir, ni même comment ça va commencer, mais je vous propose un extrait si vous voulez bien.
Elle hésita un moment en pensant à la gravité de l'acte qu'elle s'apprêtait à commettre, mais son besoin pressant eut tôt fait de balayer ses inhibitions: la chose se devait d'être accomplie. Avec un geste de défi, elle enfonca prestement l'objet dans sa bouche d'un seul trait, et tout en agrippant la base d'une poigne ferme et décidée se mit tout de go à lui imprimer un mouvement de va-et-vient frénétique de plus en plus rapide.
Tandis que le manche s'enfonçait résolument dans sa bouche avide et qu'elle ressentait avec un frisson d'aise le crissement des poils drus qui massaient ses gencives, la tête de l'engin astiquait sa langue, fourbissait son palais, explorait le moindre petit recoin, fouaillait avec ostentation les replis les plus secrets et les plus profonds de sa cavité buccale offerte sans retenue. Les frottements qui faisaient écho sur les murs de la salle de bains se mêlaient peu à peu à des borborygmes et d'indécents clapotis à mesure que sa bouche s'emplissait du liquide épais et blanchâtre, fruit impudique de sa besogne.
C'est ce moment précis que son mari choisit pour faire irruption dans la salle de bains.
Un silence pesant emplit la pièce tandis que Monsieur et Madame se toisaient sans mot dire, elle avec une gêne coupable se lisant sur son visage penaud, lui fixant son épouse avec le reproche fusant de son regard rempli d'une indignation fort bien légitime. Elle détourna furtivement les yeux, évitant autant le regard de son mari offensé que celui du miroir qui lui renvoyait sans fard la réflexion impitoyable du spectacle de son outrage, et entreprit de recracher dans l'évier la moussante saumure dont le trop-plein dégoulinait en filets provocants le long des commissures de ses lèvres maculées. Mais loin d'apporter une quelconque diversion, cette manoeuvre eût au contraire pour effet d'alourdir l'atmosphère déjà pesante de gêne et de malaise qui emplissait la petite pièce.
Ce fût finalement le mari qui se décida à rompre le silence: "Chérie, je t'ai déjà dit cent fois, j'ai horreur que tu utilises ma brosse à dents!"
Elle hésita un moment en pensant à la gravité de l'acte qu'elle s'apprêtait à commettre, mais son besoin pressant eut tôt fait de balayer ses inhibitions: la chose se devait d'être accomplie. Avec un geste de défi, elle enfonca prestement l'objet dans sa bouche d'un seul trait, et tout en agrippant la base d'une poigne ferme et décidée se mit tout de go à lui imprimer un mouvement de va-et-vient frénétique de plus en plus rapide.
Tandis que le manche s'enfonçait résolument dans sa bouche avide et qu'elle ressentait avec un frisson d'aise le crissement des poils drus qui massaient ses gencives, la tête de l'engin astiquait sa langue, fourbissait son palais, explorait le moindre petit recoin, fouaillait avec ostentation les replis les plus secrets et les plus profonds de sa cavité buccale offerte sans retenue. Les frottements qui faisaient écho sur les murs de la salle de bains se mêlaient peu à peu à des borborygmes et d'indécents clapotis à mesure que sa bouche s'emplissait du liquide épais et blanchâtre, fruit impudique de sa besogne.
C'est ce moment précis que son mari choisit pour faire irruption dans la salle de bains.
Un silence pesant emplit la pièce tandis que Monsieur et Madame se toisaient sans mot dire, elle avec une gêne coupable se lisant sur son visage penaud, lui fixant son épouse avec le reproche fusant de son regard rempli d'une indignation fort bien légitime. Elle détourna furtivement les yeux, évitant autant le regard de son mari offensé que celui du miroir qui lui renvoyait sans fard la réflexion impitoyable du spectacle de son outrage, et entreprit de recracher dans l'évier la moussante saumure dont le trop-plein dégoulinait en filets provocants le long des commissures de ses lèvres maculées. Mais loin d'apporter une quelconque diversion, cette manoeuvre eût au contraire pour effet d'alourdir l'atmosphère déjà pesante de gêne et de malaise qui emplissait la petite pièce.
Ce fût finalement le mari qui se décida à rompre le silence: "Chérie, je t'ai déjà dit cent fois, j'ai horreur que tu utilises ma brosse à dents!"
16 février 2006
En vrac
Eeesh. Je viens de voir mon voisin en bobettes en pelletant l'escalier arrière; c'était pas beau à voir, j'en ai encore des sueurs froides. Il y a de ces spectacles qu'un être humain ne devrait jamais avoir à subir.
Imaginez une baleine dans un aquarium, en chemise et bobettes, tout en gardant à l'esprit que la comparaison est carrément insultante pour les baleines. Non, mettons le blob, comme dans les films d'extra-terrestres des années cinquante. Ou encore le Bonhomme Michelin avec la tête du Pingouin, pas l'original, mais celui du film avec Danny DeVito. ...l'horreur......... l'horreur........
Enfin, n'y pensons plus, j'en dormirai pas de la nuit.
J'ai lancé un nouveau blog, un site de fausses nouvelles dans le style The Onion, mais en français; je reprend en fait la formule originale du Toaster que j'avais lancé en 2002. Vous avez d'ailleurs peut-être remarqué le lien dans la colonne. Le montage a pas été de tout repos, alors que je me suis mis dans la tête de faire une mise en page en trois colonnes en n'utilisant que des boîtes <div>. Éventuellement il a bien fallu me rendre à l'évidence et réaliser qu'Explorer est un tas de marde en putréfaction déguisé en fureteur et qu'il y a rien à faire avec. Explorer pour Windows s'entend, parce qu'avec la version Mac j'ai pas eu de problème. (cou donc, j'ai pas déjà dit tout ça l'année dernière? Ça y est, je radote, je suis rendu gâteux. tempus fugit...)
De toutes façons j'ai réglé le problème: une table à deux colonnes à gauche, et une boîte qui flotte à droite. Merde aux puristes, j'encule les puristes, leurs femmes et leurs flos avec. Ça marche et c'est ça qui compte.
En terminant, j'aimerais sacrer une grande baffe en arrière de la tête de je sais pas trop quel fonctionnaire zélé qui a décidé de barrer les utilisateurs de IE pour mac du site de nouvelles de Radio-Canada. Premièrement quand tu dis "Nous vous invitons à télécharger les dernières versions de Firefox ou Safari", il faudrait peut-être te rappeler que le terme "inviter" tend à impliquer un libre choix, et que de plus, il y a pas de Firefox ou Safari pour OS9, fa que chu fourré d'aplomb moi là. Deuxièmement, quand tu dis "Le site comporte des fonctionalités non supportées par votre navigateur" faudrait préciser qu'en fait la seule fonctionalité qui m'empêche de consulter le site est justement le script de redirection. En désactivant les javascripts, j'ai pu accéder sans problèmes. Bon, j'ai vu des cases vides, et la mise en page craint un peu, mais j'ai pu me lire les nouvelles tranquillement et en toute impunité. Bouhahaha j'ai hacké le site de radio-canne!
C'est ça le problème avec ce genre de paternalisme en vogue de la part de nos institutions: il y en qui insistent pour te mener par la main et te montrer le droit chemin, mais eux-mêmes semblent pas vraiment savoir où ils vont.
Imaginez une baleine dans un aquarium, en chemise et bobettes, tout en gardant à l'esprit que la comparaison est carrément insultante pour les baleines. Non, mettons le blob, comme dans les films d'extra-terrestres des années cinquante. Ou encore le Bonhomme Michelin avec la tête du Pingouin, pas l'original, mais celui du film avec Danny DeVito. ...l'horreur......... l'horreur........
Enfin, n'y pensons plus, j'en dormirai pas de la nuit.
J'ai lancé un nouveau blog, un site de fausses nouvelles dans le style The Onion, mais en français; je reprend en fait la formule originale du Toaster que j'avais lancé en 2002. Vous avez d'ailleurs peut-être remarqué le lien dans la colonne. Le montage a pas été de tout repos, alors que je me suis mis dans la tête de faire une mise en page en trois colonnes en n'utilisant que des boîtes <div>. Éventuellement il a bien fallu me rendre à l'évidence et réaliser qu'Explorer est un tas de marde en putréfaction déguisé en fureteur et qu'il y a rien à faire avec. Explorer pour Windows s'entend, parce qu'avec la version Mac j'ai pas eu de problème. (cou donc, j'ai pas déjà dit tout ça l'année dernière? Ça y est, je radote, je suis rendu gâteux. tempus fugit...)
De toutes façons j'ai réglé le problème: une table à deux colonnes à gauche, et une boîte qui flotte à droite. Merde aux puristes, j'encule les puristes, leurs femmes et leurs flos avec. Ça marche et c'est ça qui compte.
En terminant, j'aimerais sacrer une grande baffe en arrière de la tête de je sais pas trop quel fonctionnaire zélé qui a décidé de barrer les utilisateurs de IE pour mac du site de nouvelles de Radio-Canada. Premièrement quand tu dis "Nous vous invitons à télécharger les dernières versions de Firefox ou Safari", il faudrait peut-être te rappeler que le terme "inviter" tend à impliquer un libre choix, et que de plus, il y a pas de Firefox ou Safari pour OS9, fa que chu fourré d'aplomb moi là. Deuxièmement, quand tu dis "Le site comporte des fonctionalités non supportées par votre navigateur" faudrait préciser qu'en fait la seule fonctionalité qui m'empêche de consulter le site est justement le script de redirection. En désactivant les javascripts, j'ai pu accéder sans problèmes. Bon, j'ai vu des cases vides, et la mise en page craint un peu, mais j'ai pu me lire les nouvelles tranquillement et en toute impunité. Bouhahaha j'ai hacké le site de radio-canne!
C'est ça le problème avec ce genre de paternalisme en vogue de la part de nos institutions: il y en qui insistent pour te mener par la main et te montrer le droit chemin, mais eux-mêmes semblent pas vraiment savoir où ils vont.
27 janvier 2006
Un titre ne doit pas être trop long, et s'étaler sur plusieurs lignes. De plus, il ne devrait jamais contenir plus d'une phrase
- Ne vous répétez pas avec des pléonasmes redondants.
- Des verbes dans vos phrases.
- Surveillerez* votre conjugaison, votre ortografe et votre grammaires.
- Le complément mettez à la fin.
- Orenez sion de corrrigez vos fautes de grappe
- Une erreur à éviter au sujet des prépositions est de finir une phrase avec
- Toi pas parler comme à demeuré, toi comprendre?
- Élisez de limiter l'utilisation des allitérations
- Évitez de vous embourbez dans de longues explications vaseuses qui tournent en rond et semblent ne mener nulle part et qui auraient très bien pu être dites de façon simple et concise en quelques mots judicieusement choisis au lieu de s'étendre inutilement au risque de faire languir le lecteur qui a probablement perdu tout intérêt et cessé de lire cette phrase qui décidément n'en finit plus de finir et aura au bout du compte pris beaucoup trop de temps avant d'atteindre une conclusion qui se sera fait attendre c'est le moins qu'on puisse dire et pendant que j'y pense permettez moi d'ajoutez en passant qu'il est fortement recommandé d'inclure des virgules et des sauts de paragraphes de temps en temps afin d'alléger le texte.
- Usez de. La ponctuation, convenablement et; n'abusez pas des points d'exclamation!!!!!!!!!!
- N'alambiquez point votre herméneutique en la chamarrant d'épigrammes sybillins
- Faites certain d'éviter les anglicismes
- Ne soyez pas inflexible, un point c'est tout
- Tel l'oiseau qui construit son nid, une image ne vaut rien si elle n'a aucun rapport
- NE JAMAIS ÉCRIRE TOUT EN MAJUSCULES
- Ne proféréz pas de crisse de profanités, et ne tombez pas dans la vulgarité merdeuse
- Ne lancez pas d'insultes gratuites gang de caves
- Il faut toujours terminer ce que
- Il faut pas infantiliser le lecteur, c'est pas bien ça mon poussin
- Ne soyez pas pédant et condescendant envers ces ignorants de lecteurs bornés que dans votre grande générosité vous vous évertuez à vouloir éduquer malgré eux
*Mais ça, j'en ai déjà parlé je pense
14 janvier 2006
Sus au spam!
Je voulais poster hier, mais je sais pas ce qui se passait, un chat noir m'a sauté dessus alors que j'essayais de passer en dessous d'une échelle, et m'a fait renverser du sel partout sur mon parapluie que je venais d'ouvrir; il a fallu que je lui garroche mon miroir par la tête, et évidemment je l'ai tout cassé. Il y a des jours comme ça, pour moi ça devait être la pleine lune.
J'ai trouvé un service commode pour lutter contre le spam; je ne sais pas si c'est réellement efficace, mais à tout le moins ça peut pas nuire. Ce qui me révolte le plus, c'est de savoir qu'un spammeur puisse se faire entre $3000 et $10 000 par jour, juste à promouvoir du Viagra de contrebande. Je reviens à une de mes notes de l'année précédente, et je ne peux m'empêcher de penser que cet argent là doit bien venir de quelque part. Non mais, tabarnak, arrêter de les faire vivre! Ben oui, je le sais, tu peux pus bander, t'es frustré, mais c'est pas avec une pilule de farine à saveur artificielle de glucose avec "Vi@rg@" étampé dessus que tu vas arranger ton problème.
Ça me décourage de voir que le système est tellement enclin à récompenser des individus qui ont si peu à contribuer à la communauté. $10 000 par jour, c'est plus que j'en fait par année, et je vous fait pas chier à engorger votre compte de courriel; quand je pense que c'est moi qu'on accuse de vivre au crochet de la société. Gang de crapets, vous pourriez au moins avoir un peu de considération pour les efforts que je déplois à vouloir vous conscientiser. J'aime à croire qu'au bout du compte, l'internet rends malgré tout moins con, mais pour vous il y a de l'ouvrage, on est pas sorti du bois.
Ah pis d'la marde, what's the fucking use. Tiens, prends ça.
J'ai trouvé un service commode pour lutter contre le spam; je ne sais pas si c'est réellement efficace, mais à tout le moins ça peut pas nuire. Ce qui me révolte le plus, c'est de savoir qu'un spammeur puisse se faire entre $3000 et $10 000 par jour, juste à promouvoir du Viagra de contrebande. Je reviens à une de mes notes de l'année précédente, et je ne peux m'empêcher de penser que cet argent là doit bien venir de quelque part. Non mais, tabarnak, arrêter de les faire vivre! Ben oui, je le sais, tu peux pus bander, t'es frustré, mais c'est pas avec une pilule de farine à saveur artificielle de glucose avec "Vi@rg@" étampé dessus que tu vas arranger ton problème.
Ça me décourage de voir que le système est tellement enclin à récompenser des individus qui ont si peu à contribuer à la communauté. $10 000 par jour, c'est plus que j'en fait par année, et je vous fait pas chier à engorger votre compte de courriel; quand je pense que c'est moi qu'on accuse de vivre au crochet de la société. Gang de crapets, vous pourriez au moins avoir un peu de considération pour les efforts que je déplois à vouloir vous conscientiser. J'aime à croire qu'au bout du compte, l'internet rends malgré tout moins con, mais pour vous il y a de l'ouvrage, on est pas sorti du bois.
Ah pis d'la marde, what's the fucking use. Tiens, prends ça.
6 janvier 2006
Le Pinocchio Aouarde
And we have a wiener! Je consacre officiellement Georges W. Bush Menteur de l'Année 2004: toutes mes félicitations! Il se mérite le tout premier prix Pinocchio en ayant raflé 7 votes sur 12, sur un total d'à peu près 2500 visiteurs. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'à moins de 1%, le taux de participation a pas été fort, faudrait faire mieux cette année, même les élections présidentielles américaines font meilleure figure. Crisse, on paye assez cher, faites ça comme il faut, et ceux qui sont en tabarnak... en fait je suis pas vraiment ouvert à vos commentaires, ça fait que vos gueules.
Cette année encore, je vous présente cinq candidats, y compris le champion en titre Bush qui y a mis le paquet afin de conserver son trophée. Cinq fieffés menteurs qui se sont enfargés dans les fleurs du tapis en voulant trop en faire, et nous ont récolté une belle moisson d'énormités. Voici donc sans plus tarder les nominations au titre de pire menteur pour l'année 2005:
Jean Chrétien: On peut dire que si 2005 a été particulièrement fertile en bullshit, on le doit en grande partie à la commission d'enquête Gomery sur le scandale des commandites. Plus de 200 témoins se sont succédés à la barre, tous plus menteurs les uns que les autres, rivalisant d'effronterie sans vergogne afin de nous livrer une performance qui est passé du loufoque («j'étais accompagné d'une personne qui m'accompagnait») au pathétique (une étrange épidémie d'amnésie collective) au franchement rocambolesque (le stade olympique de Chicoutimi). Mais une tête de pipe se détache du lot: celle de l'ex-premier ministre Jean Chrétien, maître d'oeuvre de tout ce fiasco et fier de l'être; en partie grâce à son vaudeville des balles de golf de distraction massive, mais surtout à son insistance à vouloir nous faire avaler que tout cette mascarade trouve sa justification dans la cause de l'unité canadienne.
Paul Martin: Le Parti Libéral doit présenter et faire approuver son budget aux Communes, et tout indique que les partis d'opposition feront front commun afin de faire tomber le gouvernement minoritaire des libéraux et forcer le déclenchement des élections. Coup de théâtre, la veille de la tenue du vote, Belinda Stronach, un des gros canons du parti conservateur, change de camp et joint les libéraux, leur donnant ainsi le vote qui leur manquait pour obtenir la majorité. Paul Martin, lors de la conférence de presse mise sur pied afin de présenter sa nouvelle recrue, croit bon de commenter que «ça n'a rien à voir avec le vote de demain», soulevant ainsi l'hilarité générale parmi les journalistes présents qui au moment d'écrire ces lignes en riaient encore.
Belinda Stronach: Même affaire que le précédent. Après avoir trahi son parti en échange du ministère des ressources humaines, Stronach justifie son geste en soutenant que son intention était uniquement de défendre la cause de l'unité canadienne (décidément les séparatistes ont le dos large), et ne reflétait en rien une quelconque motivation carriériste. Aux dernières nouvelles, elle continuait de raconter cette sornette à qui veut l'entendre et de rêver au jour où elle rencontrera un électeur qui la croit.
Michael Schumacher: Le Grand Prix des États-Unis à Indianapolis aura été comme on s'en souvient une farce monumentale, avec seulement 6 coureurs sur 22 qui ont accepté de compétitionner suite aux ennuis de Michelin; l'épreuve aura été la plus ennuyante de l'histoire de ce sport. À l'issue de sa "glorieuse" victoire devant les *ahem* Jordan et les *pfouaahaha* Minardi, Schumi se permet de déclarer candidement «La lutte a été tout de même serrée entre moi et Barichello», comme si personne n'était au courant depuis des années de la politique de l'écurie Ferrari qui spécifie noir sur blanc par contrat que Michael Schumacher est le coureur numéro un de l'équipe et que Rubens doit le laisser passer. Deux dépassements dans toute la course, et les deux tellement arrangés avec le gars des vues que c'en était indécent d'évidence, ben oui Schumi, quelle lutte épique, que d'excitation, on était tous sur le bout de notre siège, c'est pas mêlant on aurait dit Arnoux contre Villeneuve en 78.
Georges W. Bush: L'impayable Dubya nous revient cette année pour défendre son titre, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il aura été particulièrement en forme cette année: encore une fois, il se mérite une nomination moins pour une citation en particulier que pour l'ensemble de son oeuvre: «Nous n'utilisons pas la torture»; «Je pense que personne n'aurait pu prévoir que les digues céderaient»; «Tu fais une maudite belle job!» (à Michael Brown, directeur du FEMA, deux jours avant de le sacrer à la porte). L'oncle Georges débite tellement de bullshit que ses détracteurs n'arrivent plus à suivre, et il est en train générer une véritable industrie de la dénonciation. Mais ce qui fait vraiment sa particularité, c'est cette attitude pédante et paternaliste qu'il arbore tout en débitant ses menteries, se donnant l'air d'un professeur qui tente patiemment d'expliquer à ses élèves peu futés ce qu'il perçoit comme des évidences fondamentales, et qui s'évertue à ignorer ceux-ci qui tentent sans succès de lui faire remarquer que, tsé, c'est pas qu'on comprend pas ce que vous dites, m'sieur, c'est juste qu'on croit en pas un ostie de mot!
Cette année encore, je vous présente cinq candidats, y compris le champion en titre Bush qui y a mis le paquet afin de conserver son trophée. Cinq fieffés menteurs qui se sont enfargés dans les fleurs du tapis en voulant trop en faire, et nous ont récolté une belle moisson d'énormités. Voici donc sans plus tarder les nominations au titre de pire menteur pour l'année 2005:
Jean Chrétien: On peut dire que si 2005 a été particulièrement fertile en bullshit, on le doit en grande partie à la commission d'enquête Gomery sur le scandale des commandites. Plus de 200 témoins se sont succédés à la barre, tous plus menteurs les uns que les autres, rivalisant d'effronterie sans vergogne afin de nous livrer une performance qui est passé du loufoque («j'étais accompagné d'une personne qui m'accompagnait») au pathétique (une étrange épidémie d'amnésie collective) au franchement rocambolesque (le stade olympique de Chicoutimi). Mais une tête de pipe se détache du lot: celle de l'ex-premier ministre Jean Chrétien, maître d'oeuvre de tout ce fiasco et fier de l'être; en partie grâce à son vaudeville des balles de golf de distraction massive, mais surtout à son insistance à vouloir nous faire avaler que tout cette mascarade trouve sa justification dans la cause de l'unité canadienne.
Paul Martin: Le Parti Libéral doit présenter et faire approuver son budget aux Communes, et tout indique que les partis d'opposition feront front commun afin de faire tomber le gouvernement minoritaire des libéraux et forcer le déclenchement des élections. Coup de théâtre, la veille de la tenue du vote, Belinda Stronach, un des gros canons du parti conservateur, change de camp et joint les libéraux, leur donnant ainsi le vote qui leur manquait pour obtenir la majorité. Paul Martin, lors de la conférence de presse mise sur pied afin de présenter sa nouvelle recrue, croit bon de commenter que «ça n'a rien à voir avec le vote de demain», soulevant ainsi l'hilarité générale parmi les journalistes présents qui au moment d'écrire ces lignes en riaient encore.
Belinda Stronach: Même affaire que le précédent. Après avoir trahi son parti en échange du ministère des ressources humaines, Stronach justifie son geste en soutenant que son intention était uniquement de défendre la cause de l'unité canadienne (décidément les séparatistes ont le dos large), et ne reflétait en rien une quelconque motivation carriériste. Aux dernières nouvelles, elle continuait de raconter cette sornette à qui veut l'entendre et de rêver au jour où elle rencontrera un électeur qui la croit.
Michael Schumacher: Le Grand Prix des États-Unis à Indianapolis aura été comme on s'en souvient une farce monumentale, avec seulement 6 coureurs sur 22 qui ont accepté de compétitionner suite aux ennuis de Michelin; l'épreuve aura été la plus ennuyante de l'histoire de ce sport. À l'issue de sa "glorieuse" victoire devant les *ahem* Jordan et les *pfouaahaha* Minardi, Schumi se permet de déclarer candidement «La lutte a été tout de même serrée entre moi et Barichello», comme si personne n'était au courant depuis des années de la politique de l'écurie Ferrari qui spécifie noir sur blanc par contrat que Michael Schumacher est le coureur numéro un de l'équipe et que Rubens doit le laisser passer. Deux dépassements dans toute la course, et les deux tellement arrangés avec le gars des vues que c'en était indécent d'évidence, ben oui Schumi, quelle lutte épique, que d'excitation, on était tous sur le bout de notre siège, c'est pas mêlant on aurait dit Arnoux contre Villeneuve en 78.
Georges W. Bush: L'impayable Dubya nous revient cette année pour défendre son titre, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il aura été particulièrement en forme cette année: encore une fois, il se mérite une nomination moins pour une citation en particulier que pour l'ensemble de son oeuvre: «Nous n'utilisons pas la torture»; «Je pense que personne n'aurait pu prévoir que les digues céderaient»; «Tu fais une maudite belle job!» (à Michael Brown, directeur du FEMA, deux jours avant de le sacrer à la porte). L'oncle Georges débite tellement de bullshit que ses détracteurs n'arrivent plus à suivre, et il est en train générer une véritable industrie de la dénonciation. Mais ce qui fait vraiment sa particularité, c'est cette attitude pédante et paternaliste qu'il arbore tout en débitant ses menteries, se donnant l'air d'un professeur qui tente patiemment d'expliquer à ses élèves peu futés ce qu'il perçoit comme des évidences fondamentales, et qui s'évertue à ignorer ceux-ci qui tentent sans succès de lui faire remarquer que, tsé, c'est pas qu'on comprend pas ce que vous dites, m'sieur, c'est juste qu'on croit en pas un ostie de mot!
S'abonner à :
Messages (Atom)
| (parodie) | Annonces iglou iglou iglou |