16 juillet 2010

Saint-Toaster, prise deux

Je sais pas de quoi vous parler ce temps-ci. alors pourquoi pas vous entretenir de Saint-Toaster, ma ville de SimCity 4. En fait de Saint-Toaster c'est la troisième du nom, après avoir envoyé une pleine pelletée d'apocalypses nucléaires sur les deux autres que j'avais abandonné après qu'elles eurent tombé victime du fameux et redouté bogue "flatland", celui-là qui vous transforme vos villes en carrés vides. J'adore ce jeu.

Cette fois c'est la bonne alors que j'ai compris le principe du back-up, ben non je faisais pas mes back-ups, je le sais je suis un idiot, vous êtes contents? Cette nouvelle mouture porte encore le nom de Saint-Toaster, du nom de la rivière Saint-Toaster qui l'arrose au pied du Mont-Saint-Toaster près du lac etc... zinzins les saint-toastrois? Plus que jamais.


Le valeureux fort Saint-Toaster, d'où nous répondîmes aux anglois par la bouche de nos canons. Ils en ont été tellement impressionnés qu'ils sont remonté dare-dare dans leurs bateaux pour s'en retourner à Londres où ils en ont construit une copie exacte.


J'ai downloadé pour à peu près 800 megs de plugins de Simtropolis et autres sites de fans. Ça prends une éternité à charger le jeu mais ça vaut la peine: ça mets de la variété dans le paysage. Par exemple, ça m'a permis de réaliser le superbe parc Mélèze-Legland. Ce parc aux nombreux sentiers tortueux et dérobés, propices aux rapprochements, est le lieu privilégié des amants de la nature qui aiment venir y ramasser noix et glands: on en vois un qui est un peuplier, un autre fait le bouleau, un troisième en tremble. Un véritable festival du tronc.


Vous avez sans doute remarqué qu'une fonction du jeu permet d'ajouter des noms sur les rues, ainsi que de modifier les noms de certains édifices; si vous voulez un boulevard, une école ou quelque chose à votre nom, faites-le moi savoir. En attendant, je me suis permis de baptiser une rue du nom de mon lecteur préféré, qui m'a laissé tellement de commentaires; j'espère que tu vas aimer.


Les appartements Ryan, le plus haut gratte-ciel de la ville: 39 étages. Pour une agglomération de 180 000 habitants, c'est quand même pas mal, non?


Le stade de Fort-Saint-Toaster: les adversaires ancestraux y sont encore inconnus mais toujours aussi cordialement détestés, y'a pas à dire, j'ai de la suite dans les idées.


Une scène bucolique à souhait, digne de la petite maison dans la prairie. À Rivière-Saint-Toaster, la communauté est tricotée serrée, au point que les fermiers ne clôturent pas leurs lots. C'est peut-être convivial mais ce n'est pas sans inconvénients, par exemple lorsque les chevaux du ranch en face décident de traverser le rang pour venir semer la pagaille dans votre orangeraie.


Weeds Farm: on fait pousser du maudit bon stock à Toasterheim, une herbe qui comme dit la chanson rends moins con, non c'est pas du ricard.


C'est tout pour cette fois. Pour finir, quelques adresses de sites consacrés à SC4:

Simtropolis
SC4devotion
Tout Sim City

1 juillet 2010

Ça déménage!

Je ne sais pas si au Québec on a pris l'habitude de tous déménager le 1er juillet pour nous donner une excuse de pas fêter le Canada Day, mais toujours est-il qu'on est tous passé par là à un moment ou l'autre. De la Gaspésie à l'Abitibi, en passant par Montréal et nos célèbres escaliers en zig-zag qu'on aime tant à part le jour de l'année où l'on est pogné pour monter l'ostie de frigidaire dedans, partout dans la province les camions loués, pick-ups empruntés à un ami et fourgonnettes réquisionnées à la compagnie ou travaille le beau-frère sillonnent les routes ponctués d'une symphonie qui se compose d'alertes de recul, du cliquetis des caisses de 24 qu'on a tu donc hâte d'ouvrir rien qu'un peu, et des "pogne ton bord, m'a t'nir le balant" de ces mononc' bien serviables mais pas toujours futés. Si il y a belle lurette que j'habite au même endroit, il y a déjà eu une époque où je changeais d'appart' sur une base annuelle, et tous mes déménagements se sont à peu près conformés au scénario classique. Tous sauf le plus récent.

Tout d'abord, il n'y avait pas d'escaliers spirales; en fait il n'y avait pas d'escaliers du tout, alors qu'autant l'immeuble de départ que celui de destination étaient munis d'ascenseurs. Ensuite, tous les meubles étaient munis de roulettes; de plus, le déménageur avait modifié un fauteuil roulant électrique pour s'en faire un genre de robot pousse-meubles. C'était génial, il n'y avait qu'à pousser des boutons sur une télécommande pour que le frigidaire, le poêle, la laveuse-sécheuse se laissent pousser sans effort aucun. Les étagères et armoires étaient pour leur part conçues selon un système modulaire; elles pouvaient êtres démontées et servir de boîtes d'emballages. Bref, on aurait dit que notre migrateur avait lu un livre sur l'art japonais du self-management et que ça l'avait profondément marqué.

On serait en droit de penser que l'entreprise fût des plus aisées, mais bizarrement ça n'a pas été vraiment le cas. Notre nomade était demeuré dans la tradition sur un point en invitant tout ce qu'il avait de parents et amis, ce qui fait qu'on était 10 pour l'aider. On anticipait naturellement tous de se faire payer la traite en pizza et en bière comme c'est la coutume mais vous savez comment ça marche, il n'y a que ceux qui participent qui sont admis au party. Et c'est là que les problèmes ont commencé.

Déjà, dix pour faire la job de un, vous aurez compris qu'on se battait pour la télécommande; mais en plus, il y avait la problématique du zélé. Si vous avez participé à un déménagement, vous savez de qui je parle: l'oncle, beau-frère ou connaissance du cousin qui veut tout faire: il a quelque chose à se prouver, et tient absolument à monter et descendre tous les objets pesants, porte les boîtes presqu'en courant et est toujours le premier à descendre du camion pour aider le conducteur à reculer. Ah mais c'est qu'il est en mission le chevalier du frigidaire, le croisé à la strappe, parcourant le monde à la recherche de déménagements afin de montrer à la face du monde à quel point il est travaillant et serviable. En plus des efforts exigés par le poids du frigidaire à descendre, vous devez aussi ajouter l'effort de tenir ce maniaque à distance, alors qu'il insiste pour tenir son coin même s'il est évident qu'il ne réussit qu'à se mettre dans votre chemin «T'es-tu capable? Veux-tu que je l'pogne? Veux-tu que je m'en occupe? C'est beau, m'a m'en occuper. T'es tu correct? Tasse-toé, je vas le prendre». À tout les déménagements il y en a un, un gars tellement aidant qu'il est dans les jambes de tout le monde.

Vous vous imaginez bien qu'il s'est littéralement jeté sur la télécommande et ne voulait plus la lâcher, et rejetait toute idée d'instaurer un quelconque système d'alternance: il la tenait, c'était sa manette et il la gardait coûte que coûte. "Je donnerai pas ma place!", semblait-il se dire. Par conséquent, on se grattait pas mal tous la caboche pour trouver de quoi s'occuper. Un se mît à compter des boîtes: il comptait, étiquettait, cataloguait dûment toutes les boîtes en créant de savants spreadsheets sur son portable. Un autre se mis à raconter des blagues et à chanter pour motiver tout le monde. Un quatrième se planta dans l'entrée du building pour s'employer conscientieusement à la tâche de tenir la porte, en y mettant toute sa technique et son ardeur au travail; c'était une tâche capitale qui demandait beaucoup de savoir-faire — du moins s'arrangeait-il pour que ça le semble.

À partir de là, les idées ont commencé quelque peu à manquer, et on se mettait à lorgner la position du chef de la télécommande avec envie; mais il n'y avait rien à faire pour le déloger, et il menaçait même de partir avec les piles si on lui prenait la télécommande. Quant au teneur de porte, il s'organisait pour téter d'aplomb le déménagé afin d'être certain d'obtenir non seulement sa part de pizza mais une part extra. En fait, tout le monde voulait de la pizza et de la bière et exigeait des quantités franchement ridicules, bien au-delà de ce que l'on était capable d'ingurgiter; tout le monde y compris le flanc-mou qui s'était présenté avec la ferme intention de moocher un max — celui-là aussi il est de tous les déménagements.

On était donc dix, dont quatre seulement qui travaillaient; un cinquième s'ajouta alors qu'il entreprît de compter, calaloguer, étiquetter, comptabiliser dûment les boîtes en créant de savants spreadsheets sur son portable qui contredisaient tous les savants spreadsheets du premier gestionnaire en herbe. Bientôt ils se répartirent les tâches: l'un fût chargé de corriger les erreurs de l'autre, tandis que l'autre fût chargé de le fournir en erreurs; de temps en temps ils inversaient les rôles.

Éventuellement je me suis mis à en avoir un petit peu mon voyage de ce cirque, et je m'étais planté dans un coin sans rien foutre en annonçant à qui voulait l'entendre que si quelqu'un avait besoin d'un coup de main il avait qu'à le demander mais d'ici là allez donc chier avec vos niaiseries. Évidemment il y en a qui le prenaient mal, particulièrement le teneur de porte qui était outré de devoir partager de la pizza – dont on avait comme je le mentionnais précédemment au moins trois fois trop – lui qui travaillais si dur à tenir sa porte. J'avais beau lui faire remarquer qu'au final il glandait autant que moi et que je pourrais très bien le remplacer – même qu'il aurait très bien pu se faire remplacer par une brique pendant qu'on y était – mais il n'en démordait pas; la pizza était réservée à ceux qui se rendaient utiles, et lui se considérait utile.

Alors qu'on croyait que la situation ne pourrait possiblement pas sombrer plus loin dans le ridicule, vînt le moment où le camion se trouva rempli et le temps où il fallait aller porter un premier voyage; c'est là qu'on s'est tous regardé en se rendant compte avec horreur que personne n'avait de permis de conduire; le teneur de porte en profita immédiatement pour lancer une observation des plus pertinentes: "au lieu de rien faire, vous devriez vous arranger pour prendre des cours de conduite". Et c'est comme ça que malgré d'avoir été 10 fois trop nombreux pour l'ouvrage à faire on s'est quand même arrangé pour s'inventer une pénurie de main d'oeuvre.

S'il y en a qui s'imagine que j'ai tout inventé, vous avez absolument raison, il n'y a rien de vrai dans cette histoire. Il n'y a en fait rien de crédible: personne n'est aussi con dans la vrai vie, s'pas?

30 juin 2010

I am an antichrist, I am an anarchist

Don't know what I want
But I know how to get it
I wanna destroy the passerby
'Cause I wanna be anarchy

Une question que je me pose comme ça: mettons qu'il y a une manif quelconque dans la rue; les autorités donnent l'ordre aux policiers de tabasser les manifestants et ils obéissent, c'est une démonstration du fascisme, bon, on s'entend là-dessus. Et si l'un deux refuse d'obéir et tente de sa propre initiative de ramener le calme, il défie le pouvoir et donc démontre un esprit contestataire, voire de l'anarchisme. Jusqu'à maintenant, ça va.

Mais supposons que les autorités aient donné l'ordre de contenir la foule de façon pacifique, et qu'un policier contrevient à cet ordre et décide comme ça, gratuitement, de taper sur un anarchiste par plaisir, est-ce encore du fascisme ou est-ce que c'est au contraire la démonstration d'une mentalité anarchique? Et si l'anarchiste porte plainte et se met à exiger la prison pour son agresseur, est-ce ça devient à la limite paradoxal de faire appel au même appareil judiciaire contre lequel il protestait au départ? Je suis un peu mélangé moi là.

Non mais parce que je détesterais pas ça qu'on vire à l'anarchie; j'en profiterais pour taper sur tout ceux dont la tête me revient pas. Surtout si ça porte une cagoule, ou un masque, un foulard, un voile; aucune raison particulière, c'est à titre gratuit, je le sens c'est tout. J'ai la phobie des cagoulards, chaque fois que je vois quelqu'un qui se cache la face, je ressens une envie irrésistible de bûcher dessus; alors vous pensez si il n'y avait plus de pouvoir, plus de lois, plus de prisons, j'en profiterais sans vergogne. D'un autre côté, si on se ramasserait dans un régime totalitaire, j'imagine que je m'engagerais dans la police en espérant le plus souvent possible recevoir l'ordre de taper.

Anarchy in Toronto
It's coming sometime and maybe
I give a wrong time stop a traffic line
Your future dream is a shopping scheme
'Cause I wanna beeeeeeeee eeeeeee
Anarchyyyyyy
It's in the city

Si on a recours à la violence en suivant le courant de société, on appèle ça du fascisme, et si on a recours à la violence en défiant le courant de société, on appèle ça de l'anarchie. J'y comprend rien, mais au bout du compte je m'en fous, du moment que je puisse fesser tout mon saoûl sans égard aucun pour les conséquences, ça fait mon affaire, le reste c'est des détails. Évidemment, du point de vue de celui qui se fait tabasser, c'est pareil aussi, un coup de matraque dans la gueule ça fait toujours aussi mal, peut importe d'où ça vient.

How many ways to get what you want
I use the best, I use the rest
I use the enemy
I use anarchy
'Cause I wanna be anarchy

It's the only way to play

Ça aucun sens ce que je dit, mais d'un autre côté ça défoule en crisse. Vous en faites pas, je suis pas violent, c'est juste des mots. Et de toutes façons, avant de me faire la morale, commencez donc par soigner votre problème de rage au volant; on dirait que ça vous rentre pas dans la tête qu'une auto est une arme dangereuse et même mortelle. La rage au clavier, c'est peut-être aussi con, mais c'est quand même moins dangereux non?

Pour finir, puisqu'on est parti avec les Sex Pistols, pourquoi pas faire une habile transition:

God save the Queen
Her fascist regime
It made you a moron
A potential H-Bomb

God save the Queen
She ain't no human being
There ain't no future
In England's dreaming

Don't be told what you want
Don't be told what you need
There's no future
No future
No future for you

Bienvenue au Canada votre majesté.

17 juin 2010

Ben oui je regarde encore la tv

Scandale au fédéral: le gouvernement Harper dépense 57 000 dollars pour construire un lac artificiel en vue du G8/G10/G20/Gquekchose. Les journalistes à l'esprit toujours aussi fin ont tout de suite trouvé le bon mot: le "Fake Lake gate". J'ai tu hâte qu'un jour un scandale éclate autour d'une histoire de porte pour que ces idiots soient forcés d'appeler ça le Gategate; peut-être que c'est ça qui va finalement les décider à changer de gag. Non mais quarante ans qu'on nous le ressert à toutes les sauces, ça commence à faire.
zap

Un australien à l'accent faux-britannique gesticule comme un pantin désarticulé sur fond de billets de banque qu'une main surnaturelle n'en finit plus de compter; le but est de tenter de convaincre les bonnes poires de lui envoyer leur bijouterie. Pour témoins de sa bonne foi, des bonnes poires se fendent la gueule en trouvant leur chèque dans la malle, chèque dont on ne voit jamais le montant mais dont on se doute qu'il totalise à peine un cinquième de la valeur réelle de la dite bimbeloquerie. Les bonnes poires ne sont apparemment pas au courant que le pawn shop du coin leur aurait probablement donné plus, et tout de suite. Envoyez donc votre or à un nigérien et sa urgente proposition de affaires qui require votre immédiate attention, non mais tant qu'à faire rire de vous, allez-y en grand.
zap

Une pépette de bureau saute en bas du lit bourrée de pep et d'entrain, et s'en va guillerette vers son bureau où elle déguste un minuscule morceau de son biscuit au bran de scie en hochant la tête comme une gamine de huit ans avant de s'en aller gaiement au gym, pour esuite gambader vers un meeting pour finalement sauter à la marelle vers son lit pour se coucher (ah tiens non, il l'ont coupé maintenant cette scène). Tout ça sur un fond de ritournelle inspirée du thème de Passe-Partout "bonjour soleil, lalalère, Triscuit le biscuit du bonheur, yé". Quite à infantiliser ils auraient pu mettre des marionnettes. Sérieux, si le bonheur c'est d'être forcé de se nourrir de carton ondulé, j'aime autant rester malheureux – sans rire, vous en avez déja mangé vous? Eccck.
zap


mute

J'interromps un moment parce que je viens de penser à un truc. Dans l'annonce originale, l'action débute le matin et se termine au moment où le personnage va se coucher; mais dans la nouvelle version la fin est coupée. Pourquoi je sais pas et je m'en crisse, mais ce qui par contre m'intéresse de savoir: vous, là, est-ce que vous vous en rendez compte? C'est pas la première fois que je remarque qu'une campagne publicitaire fait l'objet d'ajustements en cours de route; j'imagine que les agences s'adaptent aux réactions de l'auditoire. Mais est-ce que vous le savez? Quand vous voyez un spot qui avait disparu depuis quelques semaines revenir en ondes avec quelques changements, est-ce vous vous en apercevez? Ou êtes vous tellement rendus zombies que vous remarquez même plus ce qui ce passe sur l'écran? En un mot, portez vous attention ou est-ce que vous vous contentez d'absorber les images la bave aux lèvres et les yeux dans la graisse de binne?

Peut-être que vous vous dites que le fait de pas porter attention démontre votre résistance à l'influence de la publicité, mais j'ai des mauvaises nouvelles pour vous. Dans l'industrie de la pub il y a belle lurette que le mot s'est passé: ce sont justement les sujets qui se croient non influencés qui sont justement les plus vulnérables: les téléspectateurs qui regardent l'écran sans réfléchir sont leur pain et leur beurre.

Mais non, je vous niaise: vous êtes conscientisés et tout, on vous la fait pas, vous savez comment ça marche. Toutes les babioles trônant dans votre salon remplissent un besoin essentiel.

10 juin 2010

Pas que je veux leur mettre le nez dedans, mais..

1940 - Rangers de New York
1955 - Red Wings de Detroit
1961 - Black Hawks de Chicago
1967 - Maple Leafs de Toronto
1968 - (Blues de Saint-Louis, Kings de Los Angeles)
1972 - Bruins de Boston

Félicitations aux fans de Toronto: vous êtes maintenant meneurs en quelque chose!

6 juin 2010

Lego win



Tant d'ingéniosité, ça force l'admiration. C'est peut-être inutile, mais c'est juste trop cool.
(parodie) Annonces iglou iglou iglou

Quoi, vous en voulez encore?